La librairie Calais Culture rencontre des difficultés

Par E.S.-L., le 14 septembre 2016

Fondée en janvier 2015 sur les ruines de Chapitre, par quatre de ses anciens salariés, la librairie Calais Culture connaît en cette rentrée quelques difficultés qui la pousse à la fermeture d'au moins deux de ses rayons.
Le Journal des Entreprises
Le Journal des Entreprises — Photo : Le Journal des Entreprises

Ouverte depuis le 6 janvier 2015, en plein centre-ville de Calais dans la galerie commerciale des 4B, la librairie Calais Culture rencontre aujourd'hui des difficultés. Pour y faire face, "nous fermons le rayon papeterie et celui des DVD", explique David Caboche, un des quatre co-gérants. Et d'ajouter : "Une fermeture est aussi en discussion pour le rayon librairie et presse. Nous voyons tout cela avec notre expert-comptable : la fermeture des premiers rayons va nous permettre de renvoyer le stock et de récupérer l'argent qui dort". Le co-gérant ne donne pas plus d'informations pour le moment et regrette : "La librairie fonctionne bien, nous avons le marché des écoles et nous sommes la seule librairie de centre-ville..."


Un projet porté par quatre anciens salariés de Chapitre

Pour mémoire, la librairie Calais Culture est un projet porté par quatre anciens salariés de la librairie Chapitre, suite à la fermeture de leur magasin calaisien. La nouvelle librairie est d’ailleurs située dans les anciens locaux de Chapitre, dont elle n’a repris que le rez-de-chaussée. « Pour moi le problème de Chapitre n’était pas l’emplacement mais l’agencement. L’étage était peu visible pour les clients. Nous avons également choisi d’avoir une vitrine ouverte sur la rue et pas simplement dans le centre commercial, ce qui n’était pas le cas du temps de Chapitre », expliquait  David Caboche, quelque mois après le lancement. Côté investissement, les 4 gérants avaient apporté chacun 3.000 € dans ce projet de librairie, accompagnés par SNCF développement à hauteur de 55.000 € et enfin, la mairie les a encouragé à avoir recours à Ulule, une plate-forme de crowdfunding (ou financement participatif) : « Nous y avons levé 15.800 € au lieu des 10.000 souhaités ! », se réjouissait à l'époque David Caboche. Il y avait également eu un investissement personnel, au montant non communiqué, de deux autres collègues dans le projet.

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