La crise crée un nouveau modèle de manager

Par la rédaction, le 07 décembre 2012

LIBRE ECHANGE. Jean-Marie Peretti, Professeur, ESSEC Business School, IAE de Corse
Photo : Le Journal des Entreprises

La crise que nous traversons suscite inquiétude et insécurité parmi les salariés. Elle aggrave encore la perte de confiance dans l'entreprise qui s'est manifestée, à partir des années 2000 et l'arrivée des nouvelles générations sur le marché du travail, par une remise en cause du «contrat implicite d'engagement» les liant à leur employeur. Or en période de crise, les entreprises ont besoin de s'appuyer sur un engagement total des salariés. C'est pourquoi, elles doivent proposer un nouveau pacte social qui les met au coeur de l'organisation. Il s'agit d'entrer dans un cercle vertueux associant performance sociale, sociétale, environnementale et performance économique et de construire une relation de travail fondée sur un équilibre des droits et des devoirs réciproques entre l'organisation et ses salariés. Une réciprocité essentielle: l'entreprise s'engage et attend de ses salariés une adhésion aux principes de fonctionnement et à ses valeurs.. 




Dans la crise, le premier engagement consiste à attirer, identifier, développer et fidéliser les talents, tous les talents. Les entreprises sont «motivantes» lorsqu'elles savent détecter et faire grandir leurs talents ignorés, en donnant à tous l'envie comme les moyens de progresser et en leur offrant des perspectives durables. La crise impose des changements nombreux. L'impact humain des changements, trop souvent synonymes de stress et de risques psychosociaux, est vraiment pris en compte. Le changement doit être respectueux des hommes car bien-être et efficacité au travail sont étroitement liés. Dans la crise un nouveau modèle de manager empathique, proche de ses collaborateurs, pratiquant un management bienveillant, adapté à la maturité de chaque membre de son équipe, s'impose.

Photo : Le Journal des Entreprises