Bretagne

Automobile

Ille-et-Vilaine : CooperStandard France réinvestit

Par Géry Bertrande, le 30 septembre 2015

L'équipementier automobile retrouve des couleurs en Bretagne où il accueille un nouveau client (Mercedes) et réinvestit à Vitré et Rennes. Son ancrage territorial passe aussi par le lancement d'une chaire CooperStandard France avec la Fondation Rennes 1 de l'université. Un budget d'un million d'euros sur cinq ans.
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Le Journal des Entreprises — Photo : Le Journal des Entreprises

Finalement, "la réduction d'effectifs sera moindre par rapport à nos premières estimations", annonce Sylvain Broux, le P-dg Cooper France dont le siège est basé à Rennes. En difficulté comme la majeure partie de la filière automobile, l'équipementier profite breton d'un léger "rebond" de 4 à 5 % en Europe. Alors qu'il avait calculé 100 à 150 départs en Ille-et-Vilaine (lire notre article de novembre 2014), le sous-traitant a réduire ses prévisions à - 60 postes, de ce qu'il appelle sa main-d'œuvre indirecte : techniciens et encadrements. Ce sera de toute façon de trop au goût des salariés, mais la casse semble évitée. Quant au personnel ouvrier, 200 personnes seront touchées par un plan de mobilité entre ses deux site de Rennes et Vitré où est regroupée l'activité étanchéité. Les négociations sont "en cours" et une navette par autocar est d'ores et déjà proposée. "Nous avons assez de postes à leur offrir à Vitré", explique la direction.

Extension à Vitré, nouvelle usine à Rennes

Ces regroupements et spécialisations de sites (l'étanchéité à Vitré ; l'antivibratoire à Rennes) entraînent leur lot d'investissements : 3 à 4 M€ à Vitré pour des terrains acquis en vue d'une extension du site actuel début 2016 ; et 9 M€ portés par des investisseurs immobiliers tiers à Rennes où une nouvelle usine de 18.000 m² (dont 11.000 m² neufs) se dessine actuellement sur le site historique de la Barre-Thomas, route de Lorient, dont CooperStandard deviendra locataire. La première pierre de ce chantier porté par le groupe rennais Lamotte sera posée mi-novembre.

Transfert industriel et technologique

Au rebond, s'ajoutent aussi quelques contrats pour la Bretagne. "Nous avons rentré Mercedes pour qui nous réalisons, à Vitré, les joints de portes de la Classe E en Europe", confie Sylvain Broux qui s'investit parallèlement sur le territoire à travers le lancement d'une chaire CooperStandard France - Fondation Rennes 1. Ce partenariat a été officialisé le 29 septembre avec l'Université Rennes 1. "C'est un outil flexible. Nos relations ne sont pas nouvelles, explique-t-il. Il s'agit d'un cheminement car nous voulons faire plus, fluidifier davantage nos relations et intensifier encore ces échanges. La chaire ombrelle permet de bien identifier ces actions." Il s'agit pour l'entreprise d'un budget d'un million d'euros sur cinq ans et 4 à 5 collaborateurs dédiés, avec à la clé un laboratoire commun au sein de l'usine et de l'université, en lien avec l’Institut de physique de Rennes, autour notamment des élastomères. "Nous allons donner accès à nos équipements et nous nous sommes engagés à prendre trois thésards et cinq à six stagiaires par an, au minimum." Le travail des deux partenaires a déjà porté ses fruits par le passé, avec une thèse importante sur des butées de choc en polyuréthane, utile à l'automobile quand elle franchit un dos d'âne par exemple. C'est Jean-Benoît Le Cam, enseignant-chercheur à l’Université de Rennes 1 qui est le titulaire de cette chaire.

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