Hauts de France : Le capital risqueur Autonomie et Solidarité récompense 3 start-up régionales

Par E.S.-L., le 18 mai 2017

Mi-mai, la société de capital risque Autonomie et Solidarité a récompensé les lauréats de son Grand Prix. Pour cette première édition, les start-up Premedit et Unaide l’emportent et La Galoche reçoit un prix Coup de cœur du jury. Le
Journal des entreprises était partenaire de cette opération.

Le Journal des Entreprises, l'économie en régions — Photo : Le Journal des Entreprises

Le 10 mai dernier, la société de capital risque Autonomie et Solidarité a récompensé les deux lauréats de son Grand Prix. Pour cette toute première édition, ce sont les start-up Premedit et Unaide qui ont remporté respectivement le premier prix (doté de 10.000 euros) et le second (doté de 5.000 euros). La start-up La galoche a quant à elle obtenu le prix Coup de cœur du jury. Le Journal des entreprises était partenaire de cette opération.


Premedit : une application pour prévenir les blessures des coureurs

Co-fondée par Jérôme Galerne (coureur amateur), Geoffrey Wandji (médecin du sport) et Cédric Dinont (docteur en technologies de l’information), Premedit a développé une application baptisée Running Care. Via un smartphone ou une smartwatch, celle-ci apporte aux pratiquants de la course à pied des conseils santé personnalisés, permettant la prévention et la prédiction des blessures. Actuellement incubée au sein d’Eurasanté, Premedit est en phase d’amorçage : « Nous lançons une levée de fonds pour la R&D, le recrutement et pour porter tout de suite nos ambitions à l’international. Le premier tour sera réalisé plutôt auprès de business angels », indique Jérôme Galerne, directeur général de Premedit. La start-up travaille sur cette application depuis plus d’un an. « En tant que runner amateur, j’ai été régulièrement confronté à la blessure et j’ai dû arrêter le running. Or, cette activité permet de maintenir un équilibre de vie », raconte Jérôme Galerne. Il ajoute : « J’ai expérimenté pas mal de choses contre les blessures, jusqu’à ce que je rencontre un médecin du sport. Là, j’ai compris qu’il était possible de prévenir voire de prédire la douleur. C’est comme ça qu’est née l’aventure Premedit. » Concrètement, des données sont récupérées sur le coureur par des biocapteurs. Les informations remontées sont ensuite traitées, ce qui génère des conseils aux coureurs pour qu’ils puissent poursuivre leur activité tout en étant en bonne santé. « Un tiers des runners sont contraints d’arrêter leur pratique en raison de blessures », précise le dirigeant.
Premedit a reçu un chèque de 10.000 euros de la part d’Autonomie et Solidarité. « Nous sommes une jeune start-up et donc encore fragiles, ce prix est un coup de pouce significatif », a déclaré Jérôme Galerne à l’occasion de la remise des prix. Premedit affiche un plan de développement ambitieux, dans l’idée de mettre rapidement des barrières à l’entrée de ce marché. Marché que les trois co-fondateurs estiment porteur : « Il y a 10 millions de runners en France, 100 millions aux États-Unis et cette activité est en vogue dans d’autres continents », précise Jérôme Galerne. Le tarif de l’application Running Care se situera autour de 60 euros par an. Premedit espère atteindre un chiffre d’affaires de 2,9 millions d’euros dès 2019/2020 puis de 15,9 millions d’euros dès 2020/2021. Côté emploi, le dirigeant évoque 12 collaborateurs dès la fin de cette année, 18 en 2018 et 26 en 2019. Par la suite, Premedit souhaite que son application contribue à développer le sport pour des personnes souffrant de pathologies chroniques comme le diabète, le cancer,etc. Enfin, la start-up figure également parmi les deux finalistes du concours " Changebysport " lancé par Adidas. « Nous étions 81 start-up au départ. », note Jérôme Galerne.

Premedit 

Unaide : la maison de retraite connectée à domicile

Mathieu Michiels est le fondateur de la start-up Unaide. Son concept ? Créer une maison de retraite connectée à domicile, une manière de permettre aux personnes fragilisées de continuer à vivre chez elles. C’est après avoir connu plusieurs drames familiaux que Mathieu Michiels a lancé cette entreprise. « Il y aura quatre fois plus de personnes de plus de 85 ans d’ici 2040 », indique-t-il. Unaide repose sur trois piliers. Le premier est un aidant connecté, baptisé Clara : il s’agit d’une intelligence artificielle qui permet de détecter des chutes mais aussi de savoir si la personne âgée s’est bien hydratée, si elle a pris ses médicaments,etc. Le tout fonctionne grâce à une vingtaine de capteurs installés dans le domicile de la personne âgée, dont la moitié de manière à être invisibles. Ensuite, Unaide comporte des aidants, c’est-à-dire des aides ménagères qui passent plusieurs fois par jour au domicile de la personne âgée pour s’assurer que tout va bien et rompre sa solitude.

Ces aidants respecteront les habitudes de vie de la personne âgée, qui seront connues grâce à de la remontée de données. La technologie est en test et la première structure doit voir le jour à Calais cette année. Une ouverture est ensuite prévue à Lille dès 2018, avant une levée de fonds qui permettra d’atteindre les 10 structures en 2019. Côté emploi, Unaide souhaite recruter 30 ETP en année 1 et atteindre les 300 ETP en année 4. Le dirigeant mise sur un chiffre d’affaires d’1,3 milion d’euros en année 2, avec un bénéfice de 92.000 euros, puis un chiffre d’affaires de 7,9 millions d’euros en année 4.

Running Care  

La Galoche
Installée à Valenciennes, la start-up la Galoche n’a pas reçu de dotation lors de ce Grand Prix mais s’est vue attribuer un prix Coup de cœur du jury. L’objectif poursuivi par cette jeune entreprise est de revisiter la trottinette : « La trottinette permet d’aller trois fois plus vite qu’à pied et de faire du sport mais elle a deux problèmes. Un problème d’image d’abord : elle est vue comme un gadget. Et un problème d’encombrement ensuite, par exemple dans les transports en commun, ce qui est un frein à l’achat », explique Pierre-Adrien Ducarre, dirigeant de la start-up. La Galoche a donc imaginé une trottinette au design revisité, destinée aux 18-30 ans et dotée d’une poignée ainsi que d’un système de pliage qui doit faire l’objet d’un brevet. Le concept va être testé sur la plateforme Kickstarter cette année. Le prix de la Galoche tournerait autour de 300 à 400 euros, pour un poids de 4 kilos. La start-up ne communique pas son chiffre d'affaires prévisionnel et devrait compter 4 salariés en 2019.

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