Grande Aquitaine : Virginie Calmels veut privilégier l’investissement au fonctionnement

Par Yann Buanec, le 05 novembre 2015

La candidate de la droite et du centre aux élections régionales en Aquitaine Limousin Poitou-Charentes souhaite réduire les dépenses de fonctionnement pour financer des infrastructures numériques ou routières.
Le Journal des Entreprises
Le Journal des Entreprises — Photo : Le Journal des Entreprises

Virginie Calmels se définit avant tout comme une chef d’entreprise. Son parcours à la tête de PME comme de grands groupes lui donne une expérience de la gestion qu’elle ne se prive pas de mettre en avant. « Comme présidente de région Aquitaine Limousin Poitou-Charentes, je m’engage à faire mieux avec moins ». La candidate de la droite et du centre fustige le dérapage des dépenses publiques sous le mandat d’Alain Rousset en Aquitaine et le manque de management des équipes. « Entre 2009 et 2014, ces dépenses ont augmenté de 25 M€, soit de 15 %. Plus encore, les ratios entre crédits de fonctionnement et crédits d’investissement se sont inversés dans les trois régions. Ainsi, en 2015, l’investissement ne représente que 39 % du budget de la Grande Région, tandis que le fonctionnement représente 60 % ». Et Virginie Calmels de dénoncer l’absentéisme qui sévit au conseil régional d’Aquitaine, avec 34,5 jours d’absence par an et par agent, ainsi que les 235 agents supplémentaires arrivés au siège de l’insitution entre 2010 et 2015. « Je l’ai déjà annoncé, je ne remplacerai pas les départs à la retraite ».

Investissements sur les routes
Selon Virginie Calmels, une gestion plus rigoureuse des dépenses de fonctionnement doit permettre de dégager des marges de manœuvre pour investir dans les infrastructures et soutenir le développement économique. « Ma première priorité sera donnée au numérique. Je souhaite une couverture de 100% de la population en haut débit, voire très haut débit, à l’horizon 2021 ». La candidate souhaite également que le conseil régional s’investisse dans des projets routiers, contrairement à la politique menée par Alain Rousset. Et Virginie Calmels d’énumérer les infrastructures à créer ou développer : RN21 entre Limoges et Agen, liaison entre Rochefort et Fontenay-le-Comte, RN 147 entre Limoges et Poitiers, RN141 entre Angoulême et Cognac, RN134 entre Oloron et Pau, rocades de Marmande et Bordeaux, A660 jusqu’à Arcachon. La candidate ne promet pas de mettre en œuvre tous ces chantiers, mais souhaite mobiliser tous les acteurs publics pour lancer ou relancer ces projets, et apporter la contribution du conseil régional. En ce qui concerne le projet de grand contournement de Bordeaux, il n’est pas jugé réaliste : « Soyons lucides. Comme pour le GPSO (grand projet ferroviaire du Sud-Ouest), il n’y a pas l’argent pour financer une telle infrastructure ».

Priorité aux TPE et PME
Dans son soutien aux entreprises, Virginie Calmels souhaite privilégier les TPE, PME, artisans et commerçants, « grands oubliés des poltiques économiques des conseils régionaux sortants ». La candidate regrette que seulement 8 M€ (16% des aides) soient accordées à ces catégories d’entreprises. « Il faut conserver les 35 M€ alloués aux industries et élargir l’assiette aux autres secteurs. Pour rappel, seulement 143 M€ sont actuellement consacrés au développement économique dans la grande région, sur un budget total de 2,5 milliards d’euros ».

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