France

Conjoncture

Énergie : Emmanuel Macron annonce un plan d’aide pour les PME

Par Philippe Flamand, le 26 octobre 2022

Emmanuel Macron était l’invité de l’émission "L’Événement" sur France 2 pour la seconde fois le 26 octobre. Durant une heure, il a abordé un grand nombre de sujets d’actualité économique et sociale en survolant - exercice oblige – les dossiers chauds. À commencer par la hausse des prix du gaz et de l’électricité et les aides prévues pour les entreprises. Sans dévoiler le contenu du plan gouvernemental qui doit être annoncé le 28 octobre.

Emmanuel Macron, le 26 octobre 2022, dans l'émission "L'Événement" sur France 2.
Emmanuel Macron, le 26 octobre 2022, dans l'émission "L'Événement" sur France 2. — Photo : DR

A l'occasion de son passage dans l'émission "L'Événement" sur France 2, le 26 octobre, le Président de la République a tenté de se présenter en rempart contre la crise que traverse notre pays, affirmant "nous devons passer cette tempête et nous allons la passer ensemble en protégeant les plus faibles, les petites entreprises et les plus grandes". Une heure d’entretien en tête à tête pour évoquer un (trop ?) grand nombre de sujets – "les urgences françaises" - survolés et mis en perspective dans un souci pédagogique mais sans véritablement convaincre.

Emmanuel Macron a ainsi abordé successivement la réforme des retraites – "à partir de l’été 2023, on devra décaler l’âge légal de départ de quatre mois par an. On passera à horizon 2031 à 65 ans" – et l’emploi des seniors – "nous avons amélioré le taux d’emploi des séniors à chaque fois que l’on a fait une réforme des retraites". Mais aussi, la voiture électrique avec le passage du bonus écologique de 6 000 à 7 000 euros pour les ménages les plus modestes et l’objectif d’atteindre "un million de véhicules électriques produits en France d’ici 2027, 2 millions d’ici 2030, avec le passage au tout électrique en 2035" sans oublier la production de "deux millions de batteries électriques en France" chaque année à la fin de ce quinquennat. Également évoqués le gaz de schiste, la crise hospitalière des services pédiatriques, la baisse du nombre de médecins généralistes, les reconduites à la frontière des immigrés clandestins…

Des sujets attendus

Conjoncture oblige, ce sont les questions économiques traitées en ouverture de l’entretien qui étaient les plus attendues, et en l’occurrence le Président s’est montré sans états d’âme.

Pas de blocage des prix, pas d’indexation des salaires sur l’inflation mais le maintien des dispositifs d’aides pour les ménages contre la hausse des prix de l’énergie prévues en janvier et février prochains. "Sur l’électricité et le gaz, il y aura une hausse de 15 % […] Ça devrait être des hausses de plus de 100 %. […] On va continuer d’amortir." Une mobilisation qui a, selon le chef de l’État, déjà permis de faire reculer l’inflation en France, repassée sous la barre des 6 %, "alors que la moyenne dans la zone euro a sensiblement augmenté pour atteindre 10 %." Un différentiel dû, explique Emmanuel Macron "essentiellement au bouclier tarifaire sur le gaz et l’électricité et aux ristournes sur le carburant". C’est pourquoi le gouvernement va " adapter (ces) mécanismes" pour les entreprises afin d’éviter que la montée des prix de l’énergie ne se transmette aux prix des produits. Ain si les TPE vont-elles avoir "la même aide que les ménages : une hausse (limitée à) 5 % de l’électricité et du gaz". Et pour les PME "nous allons mettre en place un mécanisme pour amortir les augmentations" a ajouté le Président en indiquant que ce plan serait présenté "dans le détail vendredi". Les ETI et les grands groupes disposeront pour leur part d’un "guichet d’aide" permettant de percevoir des acomptes avec des tickets d’aides "qui vont monter à plusieurs millions, voire dizaines de millions."

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