Piloter son entreprise

Choisir son implantation : Le bon écosystème pour votre projet

Par la rédaction, le 09 mai 2014

Irriguer son entreprise en s'implantant au coeur de dynamiques locales fortes. C'est une approche efficace, qui s'appuie sur la recherche d'écosystèmes pertinents.

Photo : apicantus - Pixabay CC

Pôles de compétitivité, clusters, grandes écoles, centres de recherche... Le choix du lieu d'implantation de votre entreprise dépend aussi des compétences, à court, moyen et long terme, dont vous aurez besoin pour développer votre projet. « Tous les territoires ne se valent pas. Certains sont naturellement, géographiquement et logistiquement plus favorables à certaines activités qu'à d'autres. Il faut regarder les compétences que l'on va pouvoir trouver pour y recruter des stagiaires, former un salarié ou encore faire de la R & D en lien avec des laboratoires universitaires par exemple », expose Laurent Lethorey, responsable implantations et développement d'entreprises France et International pour Côtes-d'Armor Développement.

Des spécificités territoriales

Pour identifier ces spécificités territoriales, l'installation de pôles de compétitivités, de clusters ou de grappes d'entreprises autour de métiers ou de thématiques ciblés (la cosmétique, les biotechnologies, les micro-algues), etc.) simplifie grandement les choses. « Généralement, ils se constituent et s'appuient sur des filières territoriales et offrent un ensemble de compétences qui vont répondre aux besoins des entreprises locales et des nouveaux entrants. Si l'on veut se lancer dans le secteur de la santé, il n'est pas idiot de lorgner du côté de l'Île-de-France ou de Lyon par exemple », illustre Vincent Gollain, président de l'Adetem Club Marketing territorial. Mais comment parler d'écosystème de compétences sans évoquer le triptyque formation-recherche-entreprise ? En effet, ces deux dernières décennies, de nombreux territoires ont cherché à construire des écosystèmes favorables au développement économique en s'appuyant sur l'alchimie entre les laboratoires et centre de recherches, la formation (universitaires et/ou grandes écoles) et les entreprises. L'idée étant de favoriser les passerelles entre ces différentes entités pour créer de la valeur ajoutée. Dans ce contexte, « la proximité géographique entre les entreprises, les écoles et les laboratoires joue un rôle moteur. En témoignent les principaux concours de création d'entreprise qui sont souvent co-organisés par des écoles. On est souvent dans une logique d'essaimage », assure Laurent Lethorey.

Le rapport distance / temps

Pour les entreprises qui souhaitent profiter pleinement de cette dynamique, la meilleure option est d'oeuvrer à une installation dans les campus scientifiques ou les technopoles dont les axes de travail sont en lien avec ses métiers ou ses produits. « On les trouve souvent en périphérie des grandes métropoles. L'intérêt c'est que l'offre est structurée de manière à avoir tout sous la main. On y trouve des laboratoires, des pépinières, des Fab Lab... Bref tout un écosystème pour permettre à l'entreprise de se développer », expose Vincent Gollain. Et d'ajouter : « Ces zones bien spécifiques sont particulièrement adaptées pour les entreprises technologiques. Pour d'autres typologies d'entreprise, cette hyperproximité n'est pas capitale. Après, la question de la proximité reste un paramètre. Mais ce n'est pas tant la distance kilométrique qui entre en compte, c'est plus le rapport distance/temps et surtout la fiabilité du temps estimé de déplacement », argumente Vincent Gollain. Et Marc Thébault, directeur de la communication de Caen La Mer, de conclure : « Le critère du quart d'heure revient souvent. Après, cela peut être 10 ou 20 minutes. Ce qui est important pour le chef d'entreprise, c'est que ce déplacement ne pèse ni en termes de temps, ni psychologiquement ».

Attention donc aux secteurs ou aux villes embouteillées.

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