Alpes-Maritimes : Solar Cloth System met les voiles du Vendée Globe jusqu'à la stratosphère

Par Gaëlle Cloarec, le 01 décembre 2016

A l'origine d'une technologie de films photovoltaïques souples, enroulables et ultra-résistants, la PME de Mandelieu (Alpes-Maritimes) Solar Cloth System multiplie les projets sur terre, sur mer et dans le ciel.
Le Journal des Entreprises, l'économie en régions — Photo : Le Journal des Entreprises

Un bateau zéro émission équipé de voiles solaires signées Solar Cloth System a pris le départ, le 6 novembre, du Vendée Globe, mythique course en solitaire autour du monde, sans escale ni assistance. C’est celui du néo-zélandais Conrad Colman, séduit par la technologie de films photovoltaïques sensibles à la luminosité mise au point par la PME de Mandelieu (Alpes-Maritimes). Créée en 2014 par Alain Janet, elle avait déjà équipé en novembre de la même année un premier bateau lors de la Route du Rhum. « Cette fois-ci, on passe au cran au-dessus. Le Vendée Globe, c’est un peu l’Everest des navigateurs », se réjouit le dirigeant dont l’objectif est de tester la performance et le vieillissement du produit durant ces trois mois de compétition.

Des serres tunnels agricoles

D’une épaisseur de 35 microns, souples et enroulables, ces films photovoltaïques intéressent également Veolia Eau, avec qui des discussions sont en cours pour accoucher d’un bateau nettoyeur hybride. Les voiles solaires viendraient améliorer son autonomie. Car, si les applications sont nombreuses, le dirigeant souhaite se concentrer sur celles en lien avec « l’autonomie énergétique en milieux isolés ». En mer, donc. Sur terre aussi, avec un projet (soutenu par la Communauté des Pays de Lérins, l’INRA et le CEA-Tech de Cadarache) portant sur des serres tunnels agricoles qui fourniraient l’énergie nécessaire à des forages d’eau et à de l’éclairage.

Sous un ballon stratosphérique

Le ciel, enfin, n’est pas oublié puisque Solar Cloth System vient de signer avec le CNES pour la réalisation du prototype d’une voile solaire positionnée sous la nacelle d’un ballon stratosphérique. «L’idée est d’insérer la voile dans un tube de 3 cm de diamètre et de la dérouler automatiquement face au soleil pour récupérer l’énergie». La livraison est prévue début 2017. En attendant, l’entreprise de 5 personnes devrait clôturer l’exercice 2016 sur un chiffre d’affaires de 445.000 euros (contre 90.000 euros en 2015) et franchir le cap du million d’euros de facturations en 2017.

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