Artisanat

Alpes-Maritimes : Champion de la création d'entreprises artisanales

Par G.C., le 23 mars 2015

Dans une étude de l’Institut supérieur des métiers portant sur l’évolution de l’activité de l’artisanat en France entre 2000 et 2013, les Alpes-Maritimes ressortent comme le département le plus dynamique en matière de création d’entreprises artisanales.
Le Journal des Entreprises
Le Journal des Entreprises — Photo : Le Journal des Entreprises

En effet, 6.394 entreprises artisanales ont été créées en 2013, soit 4 fois plus qu’en 2000 alors que la progression moyenne tourne autour de 2,5. Champion de la création, le département maralpin s’inscrit donc dans un phénomène global où l’artisanat, que l’on disait sans avenir, renoue avec la modernité. Confirmation de Catherine Élie, directrice des études et du développement de l’Institut supérieur des métiers : « L’artisanat est redevenu attractif, et pas seulement depuis la crise ou l’instauration de régimes juridiques facilitant la création. Il a prouvé sa capacité à survivre, à s’adapter, à innover ».

Une entreprise sur trois est artisanale
Dans les Alpes-Maritimes, une entreprise sur trois est artisanale. L’artisanat représente ainsi 35.000 unités. C’est 73 % de plus qu’en 2000 alors que la progression au national se limite à 40 %. Comment l’explique-t-on ? « C’est un fait d’abord culturel, l’artisanat est historiquement plus développé dans le bassin méditerranéen, les grands territoires industriels étant moins favorables à la dynamique entrepreneuriale », avance Catherine Élie. Après, il serait question, selon la CMA06, de l’attractivité naturelle d’un territoire vu de l’extérieur comme un eldorado.

Boom des entreprises sans salariés
Image d’Épinal qui a néanmoins son revers de la médaille, le nombre d’entreprises sans salariés : 10.948 en 2003, 24.770 en 2013. Le secteur, qui génère 5 milliards d'euros de chiffre d'affaires, compte ainsi 74.000 actifs dont seulement 37.500 salariés et 12.000 apprentis. « Beaucoup d’entreprises se créent sans moyen, elles sont sous-capitalisées et pas suffisamment productives pour pouvoir grandir et créer de l’emploi. Le défi est aujourd’hui de régénérer cette capacité de passer progressivement de 0 à 19 salariés ». En profitant, notamment, de tendances sociétales favorables à l’artisanat (fin de la consommation de masse, intérêt pour le geste artisanal, traçabilité des produits, recherche de proximité) sur des marchés en pleine croissance (silver économie, recyclage, efficience énergétique, réparation).

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