Bretagne

Innovation

SportRizer veut se tailler une place dans les activités outdoor

Par Pierre Gicquel, le 23 novembre 2017

SportRizer a développé une plateforme web qui permet de réserver des activités outdoor en Bretagne. La jeune pousse quimpéroise lève en ce moment des fonds pour conquérir la France.

Tom Marsal, fondateur de SportRizer
Tom Marsal, fondateur de SportRizer — Photo : Pierre Gicquel

La jeune pousse SportRizer, fondée à Quimper en mai 2016, a développé une plate-forme sur le web qui permet de réserver des séances d’activités de plein air auprès de prestataires indépendants comme de grands groupes. Centrée pour l’heure sur la Bretagne, elle vient de lancer un levée de fonds d’au moins 500 000 euros pour accélérer son développement sur toute la France. Investisseurs comme prestataires semblent séduits par le concept.

Viser l’offre complète

« Notre objectif est de proposer l’offre de séances de sport outdoor la plus complète du marché », annonce Tom Marsal, co-fondateur de SportRizer. Pour cela, l’entrepreneur passionné de sports extrêmes a quelques atouts en main: « Nous possédons une liste exhaustive des prestataires et nous venons d’embaucher une commerciale spécialiste du secteur nautique pour nous ouvrir des portes.Tous les prestataires que l’on visite souhaitent travailler avec nous car ceux sont eux qui choisissent les créneaux qui les intéressent. Nous ne sommes pas là pour leur faire baisser leurs tarifs mais pour compléter leurs réservations. On leur fait aussi gagner du temps, plus besoin de quitter la plage pour retourner au bureau, car la validation des réservations se fait avec un simple sms. Les grands groupes qui ont besoin de centraliser leurs offres ou d’optimiser leur taux de remplissage sont aussi intéressés ».
 

10% de commission sur les ventes

Pour monétiser son activité, SportRizer prélève une commission de 10% sur chaque réservation effectuée depuis son site, « en se basant sur des prix réellement appliqués sur le terrain, et en prenant en compte les économies d’échelle sur les prix ».

Un nouveau test cet hiver

Prochaine étape, un second test grandeur nature: « Cet hiver, nous lancerons un test pour les activités de montagne. Comme pour l’école de surf de la Torche, où nous avions fait un premier essai plus que concluant, nous ciblerons une station de ski avec une identité forte, capable de mobiliser sa clientèle. Nous observerons l’effet de notre offre sur le taux de rentabilité à la fin de la saison ».

Et après?

SportRizer ouvrira par la suite ses services à toute la France. « En se référant aux études de marché les plus récentes, rien qu’en Bretagne, le chiffre d’affaires pour les activités nautiques et côtières avoisine les 120 millions d’euros, avec 1 million de places vendues cette saison et 650 prestataires. Le marché français de l’outdoor représente quant à lui 3 milliards d’euros et nous visons 35 000 prestataires». Pour les convaincre de miser sur sa plateforme, SportRizer embauchera en premier lieu des commerciaux: « Des spécialistes de l’activité outdoor dans leur région ».
Il faudra aussi quitter la Cantine Numérique de Quimper qui a vu naître le projet: « On cherche un lieu à partager avec d’autres start-up pour recréer le même univers motivant. Sans le savoir, j’y ai travaillé aux côtés de mes futurs associés, Mathieu Romeuf, développeur informatique qui a bossé sur de gros projets à Paris et qui est maintenant en charge de la stratégie technique, et Fabien Herlédan, en charge de l’interface globale du site web ».

Tom Marsal, fondateur de SportRizer
Tom Marsal, fondateur de SportRizer — Photo : Pierre Gicquel

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