Finistère

Biotech

SeaBeLife lève 1,5 million d'euros pour lutter contre la mort cellulaire

Par Jean-Marc Le Droff, le 03 juillet 2020

SeaBeLife, l’entreprise biopharmaceutique de recherche et développement basée à Roscoff (Finistère), vient de boucler un premier tour de table de 1,5 million d'euros pour développer ses nouvelles molécules capables de lutter contre la mort cellulaire régulée. Les chercheurs de SeaBeLife veulent ainsi ouvrir la voie à de nouvelles thérapeutiques permettant notamment de traiter les insuffisances rénales ou hépatiques, voire des pathologies comme la maladie de Parkinson ou d'Alzheimer.

Stéphane Bach, l'un des quatre scientifiques à l'origine de SeaBeLife, aux côtés de Claire Delehouzé (directrice technique, au centre) et Morgane Rousselot, présidente.
Stéphane Bach, l'un des quatre scientifiques à l'origine de SeaBeLife, aux côtés de Claire Delehouzé (directrice technique, au centre) et Morgane Rousselot, présidente. — Photo : © Jean-Marc Le Droff / Le Journal des entreprises

« Notre technologie de rupture porte sur l’inhibition simultanée de deux types de mort cellulaire par nécrose. Le potentiel de nos molécules est majeur pour de nombreuses pathologies graves dont les alternatives thérapeutiques sont limitées », entame Morgane Rousselot, docteur en biochimie à l’UPCM-CNRS-Station Biologique de Roscoff, dans le Finistère, et qui a déjà participé à la création de plusieurs start-up de biotechnologie.

En 2019, avec quatre confrères du CNRS, de l’Inserm et de l’Université de Lyon-1, elle a cofondé SeaBeLife afin de valoriser leurs travaux de recherche portant sur la déprogrammation de la mort cellulaire. Installée dans les locaux de la station biologique de Roscoff, l’entreprise a bénéficié du soutien du technopôle Brest-Iroise et de la SATT Ouest Valorisation. 

Un portefeuille de 35 molécules

Forts d’un portefeuille de 35 molécules qui se sont révélées potentiellement pertinentes chez l’humain, les chercheurs de SeaBeLife se focalisent en priorité sur celles capables de traiter l'insuffisance rénale aïgue provoquée par les anticancéreux classiques, ou encore l'insuffisance hépatique liée à l'intoxication au paracétamol. Deux pathologies pour lesquelles ils ont obtenu des résultats préliminaires encourageant sur des modèles animaux. « Certaines de nos molécules pourraient aussi être pertinentes pour lutter contre des pathologies dégénératives plus complexes et plus répandues comme la dégénérescence maculaire de la rétine (DMLA) ou les maladies de Parkinson et d’Alzheimer. Nous avons d’ores et déjà réalisé une démonstration de « proof of concept » in vivo de l’efficacité de l’une de nos molécules dans quatre indications térapeuthiques, et avons entamé un développement préclinique pour deux de ces indications », détaille Morgane Rousselot.

Seconde levée de fonds en vue

De quoi éveiller l’intérêt des investisseurs. Mi-juin, SeaBeLife a ainsi finalisé un premier tour de table auprès des Finistère Angels et des autres Business Angels bretons (BSA, BA35 et Armor Angels), mais aussi du réseau européen Angels Santé. Un apport complété par un financement de Bpifrance et l’entrée prochaine au capital de la SATT Ouest Valorisation, le tout pour un montant total d’1,5 million d’euros.

« Nous avons la chance de disposer d’une technologie particulièrement novatrice que nous pouvons valider sur des maladies aiguës dans des délais relativement bref, tout en présentant par la suite un potentiel d’élargissement à des pathologies majeures. Nos investisseurs l’ont bien compris. Grâce à cette levée et aux financements, nous visons le stade préclinique pour une première indication à partir de 2021 », estime Morgane Rousselot, qui précise que tous les développements seront menés à la Station Biologique de Roscoff et par différents partenaires en Bretagne et en France. Viendra ensuite le temps du développement réglementaire, qui devrait faire l’objet d’une seconde levée de fonds courant 2021.

Stéphane Bach, l'un des quatre scientifiques à l'origine de SeaBeLife, aux côtés de Claire Delehouzé (directrice technique, au centre) et Morgane Rousselot, présidente.
Stéphane Bach, l'un des quatre scientifiques à l'origine de SeaBeLife, aux côtés de Claire Delehouzé (directrice technique, au centre) et Morgane Rousselot, présidente. — Photo : © Jean-Marc Le Droff / Le Journal des entreprises

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