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Interview MCA Process : "Stratexio permet de partager son expérience à l’international entre chefs d’entreprise"

Entretien avec Estelle Le Pape, dirigeante de MCA Process et membre du Club Stratexio dans le Finistère

Propos recueillis par Propos recueillis par Isabelle Jaffré - 19 juillet 2022

Estelle Le Pape, dirigeante de MCA Process à Quimper (80 salariés, 11 M€ de CA) réalise 50 % de son chiffre d’affaires à l’export. Déjà fortement impliquée dans des structures dédiées à l’export comme l’Accélérateur international Bpifrance, la patronne bretonne a participé au premier club Stratexio de Bretagne, à Rennes. Elle est désormais membre du deuxième qui s’est constitué dans le Finistère.

Estelle Le Pape, dirigeante de MCA Process à Quimper.
Estelle Le Pape, dirigeante de MCA Process à Quimper. — Photo : DR

Qu’est-ce que Stratexio ?

Stratexio est un réseau de plus de 230 chefs d’entreprise dédié à l’export. Il est présidé par Fabrice Le Saché, qui est également vice-président du Mouvement des entreprises. C’est une structure récente car déployée en France depuis 2017 seulement. Le premier club en Bretagne est né à Rennes en 2020. Je l’ai rejoint sur les conseils de Lydie Kerneïs, déléguée "international" pour la Région Bretagne de Bpifrance. Il y a beaucoup de structures qui s’occupent d’international mais finalement peu de réseaux où échanger entre dirigeants.

Comment fonctionne un club ?

Il s’agit de partager son expérience entre une dizaine de chefs d’entreprise. Il y a des réunions régulières, une fois tous les deux mois environ. Il y a aussi des interventions d’experts sur divers sujets liés à l’international : des zones géographiques, des particularités réglementaires, etc. Des réunions interclubs se mettent aussi en place. Dans mon club actuel, le deuxième de Bretagne, il y a une animatrice Anne Gilet. En début d’année, nous décidons des sujets qui seront abordés selon les envies et besoins de chacun des membres. Le groupe d’une dizaine de patrons permet d’être ni trop nombreux, ni trop peu et d’avoir des échanges de qualité.

Qu’est-ce que cela vous apporte ?

C’est un outil très intéressant. Quand le club finistérien s’est monté cette année, je l’ai rejoint car c’était plus simple de rester à Quimper, plutôt que de rejoindre Rennes. J’y ai découvert des voisins que je ne connaissais pas et qui sont à l’export, comme nous : Capic, Entech, Secma Cabon… Cela crée une dynamique, en local, sur l’international. Nous ne travaillons pas dans le même secteur ni forcément dans les mêmes zones du monde. MCA Process fabrique des lignes de production pour l’agroalimentaire. À l’export nous sommes notamment présents en Amérique. Mais nous pouvons partager des problématiques communes. Nos échanges permettent parfois de débloquer des situations ou de choisir un prestataire étranger plutôt qu’un autre sur recommandation ou bien encore de se renseigner sur la sécurisation des paiements à l’export.

Quelle est la différence avec des entités comme Bretagne Commerce International ou l’Accélérateur international Bpifrance ?

On n’y trouve pas la même chose et les différentes structures sont très complémentaires. Les clubs Stratexio s’apparentent à un club APM (Association Progrès du Management) où les chefs d’entreprise se forment grâce à des experts intervenants extérieurs et en échangeant entre eux. Par exemple, nous avons un groupe de messagerie instantanée où l’on peut poser une question à la volée aux autres membres. C’est un cadre beaucoup plus souple.

Qui peut rejoindre un club ?

C’est ouvert aux dirigeants de toutes entreprises : groupes, ETI, PME… On y trouve des entrepreneurs déjà rodés à l’export comme des novices. C’est ce mélange qui fait la richesse du réseau.

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