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Les Alpinistes Brestois du Bâtiment prennent de la hauteur et deviennent Alti City

Par Jean-Marc Le Droff, le 16 avril 2021

En regroupant ses quatre agences bretonnes sous la bannière Alti City, la SAS Alpinistes Brestois du Bâtiment, spécialisée dans les travaux d'accès difficile en hauteur et sur cordes, se structure pour continuer à se développer. 

Stéphane Dalis, dirige Atli City (ex Alpinistes Brestois du Bâtiment) depuis huit ans.
Stéphane Dalis, dirige Atli City (ex Alpinistes Brestois du Bâtiment) depuis huit ans. — Photo : Jean-Marc Le Droff

Il semble bien loin, le temps où Christian Esnault engageait ses premiers alpinistes professionnels pour réaliser des travaux en hauteur, au début des années 90. Près de trente ans plus tard, l’entreprise Alpinistes Brestois du Bâtiment emploie 35 salariés et a doublé son chiffre d’affaires en l’espace de six ans pour atteindre les 2,6 millions en 2020. L’arrivée à sa tête de Stéphane Dalis, il y a huit ans, n’y est probablement pas étrangère. Il y a trois ans, l’entreprise ouvre une agence à Quimper, suivie de deux autres l’année suivante, à Saint-Brieuc et Lorient. Compliqué, dès lors, de garder un nom si intimement lié à la Cité du Ponant. C’est donc désormais sous la bannière Alti City que Stéphane Dalis a regroupé ses agences, depuis lesquelles ses cordistes rayonnent en Bretagne mais également sur toute la France métropolitaine et ultra-marine. "Nous allons là où nos clients nous emmènent", explique Stéphane Dalis.

Travaux d’accès difficile et sécurisation antichute

Maçonnerie, ravalement, couverture… "Nous sommes spécialisés dans les travaux d’accès difficile en hauteur et sur corde, ce qui signifie que nous sommes tout aussi capables de grimper sur des façades ou sur des toits que de descendre dans des galeries, des puits ou le long de falaises", précise le directeur général, qui compte parmi ses clients des grands noms du bâtiment, mais également de l’industrie et de la réparation navale pour des travaux de peinture, de levage, de soudure ou encore de maintenance.

"Les travaux sur corde représentent aujourd’hui 60 % de l’activité, car nous sommes également spécialisés dans la sécurisation antichute de personnes : garde-corps, cheminements d’accès, EPI, etc.", poursuit Stéphane Dalis, dont l’entreprise détient plusieurs labels reconnus dans le secteur qui lui permettent d’intervenir dans des environnements dangereux : amiante, plomb, réseaux, etc. "Nous accordons une grande importance à la formation de nos salariés et à leur montée en compétences tout au long de leur carrière", confie celui qui, après avoir recruté 25 salariés ces huit dernières années, pourrait facilement embaucher quatre cordistes de plus si le secteur n’était pas aussi en tension.

Un million d’euros pour un nouveau siège

"La crise sanitaire nous a bien sûr freinés, mais notre métier reste la gestion du risque et la protection des personnes. Dix jours après le premier confinement, nous avions rédigé un plan de continuité de l’activité pour pouvoir reprendre le travail en toute sécurité", se remémore celui qui doit désormais faire face à la flambée des prix liée à la pénurie de matières premières. "La crise sanitaire a accéléré la digitalisation du secteur. Il est bien plus facile aujourd’hui de passer une commande en quelques clics, mais la chaîne d’approvisionnement a parfois du mal à suivre…", soupire-t-il. Pour continuer à se développer, Alti City a récemment investi 1 million d’euros dans un nouveau siège de 1 000 m² à Guipavas, et est en phase de recrutement d’un chargé d’affaires d’ici juin pour son agence de Lorient.

Stéphane Dalis, dirige Atli City (ex Alpinistes Brestois du Bâtiment) depuis huit ans.
Stéphane Dalis, dirige Atli City (ex Alpinistes Brestois du Bâtiment) depuis huit ans. — Photo : Jean-Marc Le Droff

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