Finistère

BTP

Le groupe Trecobat accélère sur l’habitat durable

Par Jean-Marc Le Droff, le 24 mai 2022

Avec un carnet de commandes en croissance de plus de 30 % en deux ans, le groupe Trecobat installé à Lannilis affiche une belle santé malgré les crises qui se superposent. Pour continuer à se développer, il se renforce dans l’habitat durable et investit notamment dans son usine Murébois 35.

Alban Boyé, président de Trecobat depuis 2021, devant le Brest Arena lors des cinquante ans du groupe de construction fondé par Marcel Tréguer à Lannilis.
Alban Boyé, président de Trecobat depuis 2021, devant le Brest Arena lors des cinquante ans du groupe de construction fondé par Marcel Tréguer à Lannilis. — Photo : Jean-Marc Le Droff

Après avoir vendu 1 374 maison et 164 extensions sur son dernier exercice, le groupe Trecobat (515 salariés) affiche un chiffre d’affaires consolidé de 162 millions d’euros, et un carnet de commandes à un niveau historique de 240 millions d’euros (soit 30 % de plus en deux ans). Mais s’il a bien traversé la crise du Covid, le groupe basé à Lannilis, et qui a fêté cette année ses 50 ans en grande pompe à Brest-Arena, marque cependant le pas depuis la hausse des prix des matériaux et la crise en Ukraine. En six mois, elles ont fait bondir les prix de ses maisons de 11,3 %, auxquels s’ajoutent les 6 % de l’indice BT01, qui reflète l’évolution des coûts dans le secteur. À cela s’ajoutent les nouvelles contraintes liées au pouvoir d’achat, les restrictions bancaires sur les prêts immobiliers et la hausse des taux d’intérêt, qui ont fait chuter la part de clients primo-accédants de 23 % à 18 %.

1,5 million d’euros injectés dans son usine Murébois 35

Pour autant, le groupe reste optimiste car de nombreux indicateurs restent au vert. "Sur 2021, la hausse importante des coûts de construction et du prix de l’immobilier ancien nous a notamment permis de développer notre marque Extenbois, spécialisée dans les extensions en ossature bois, qui a enregistré une augmentation de 26 % de ses ventes", analyse Alban Boyé, son PDG. Également en plein essor, Trécobois, sa marque de maisons à ossature bois, représente désormais 22 % de l’activité. De quoi amener le groupe à moderniser son usine Murébois de l’Hermitage (Ille-et-Vilaine), inaugurée en 2017. Un investissement d’1,5 millions d’euros qui devrait être opérationnel début 2023, et qui portera sa capacité de 40 000 m² à 60 000 m² de murs construits par an. Couplée à son usine de Lannilis, la capacité arrivera ainsi à un total de 120 000 m² par an.

Également en croissance, sa marque Amenatys, lancée il y a un an pour accompagner les collectivités dans la revitalisation des centres bourgs, vise les 50 millions d’euros de chiffre d’affaires d’ici cinq ans. Notamment grâce à Ty-Cocon, son nouveau concept de maisons adaptées aux seniors, cofinancé à hauteur de 80 millions d’euros sur quatre ans par le fonds finistérien Épopée Gestion et la foncière Bien vivre en Bretagne.

Objectif de neutralité carbone d’ici 2030

Pour continuer à se développer, Trecobat mise notamment sur sa capacité d’innovation, à l’image de Nestor, son application de maison connectée, mais aussi sur le volet RSE. Le groupe vient ainsi de créer un fonds de dotation à vocation environnementale qui sera abondé d’un minimum de 400 000 euros d’ici cinq ans, et s’est fixé pour objectif de réduire ses émissions de CO2 d’au moins 30 % d’ici 2030, avant d’atteindre la neutralité carbone en 2050. Un objectif qui sera notamment porté par le lancement de Trecobat Green, sa marque de maisons à ossature bois qui répondent d’ores et déjà aux exigences de la réglementation environnementale de 2031. Construites dans ses deux usines Murébois, elles utilisent "une large part de matériaux biosourcés et issus de filières locales et durables".

Poursuivez votre lecture

Plus de Newsletters

Déjà abonné à une newsletter gratuite ? Inscrivez-vous ici à une autre édition