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Transport

La liaison aérienne Brest/Orly arrêtée : les acteurs finistériens se mobilisent

Par Isabelle Jaffré, le 07 septembre 2022

Transavia a décidé de cesser sa liaison entre Brest et Orly à la fin octobre. Une décision qui fait bondir à la pointe bretonne, notamment les acteurs économiques, alors que l’avion reste le seul moyen pour faire l’aller-retour à Paris dans la journée.

Transavia arrêtera les vols entre Brest et Orly à la fin octobre.
Transavia arrêtera les vols entre Brest et Orly à la fin octobre. — Photo : DR

Le 30 octobre 2022, Transavia, la filiale low cost d’Air France a prévu d’arrêter ses vols entre Brest et l’aéroport parisien d’Orly. La ligne est souvent utilisée par les chefs d’entreprise, Orly étant plus proche que Roissy du centre de Paris. Mécontents de cet arrêt, la CCI (qui gère l’aéroport de Brest via sa filiale ABO), la Région Bretagne, le conseil départemental du Finistère et Brest Métropole réagissent dans un communiqué commun.

"Le Pacte d’accessibilité et de mobilité pour la Bretagne, signé en février 2019 par le Premier ministre et la Région Bretagne, consacrait l’aéroport de Brest comme ayant un rôle fondamental dans l’accessibilité du Finistère nord et au-delà vers la Cornouaille et le Trégor devenant progressivement un équipement très structurant de tout l’ouest Bretagne en matière d’accessibilité. Cette fonction doit être confortée", écrivent-ils.

Les Bretons veulent rencontrer le ministre des Transports

Les présidents des collectivités et de la chambre consulaire condamnent cette décision unilatérale de la compagnie aérienne, qui va priver les acteurs économiques d’une solution de mobilité pour se rendre à Paris en aller-retour dans la journée, "dans un contexte où l’offre ferroviaire alternative n’est toujours pas suffisamment performante", ajoutent-ils. Brest-Paris en train est en effet, au mieux, un voyage de 3 h 40.

Dans ce contexte, ils appellent "Air France, et son actionnaire majoritaire, l’État français, à revoir cette position. Cette décision non concertée est d’autant plus choquante, qu’elle intervient après un courrier daté du 25 avril adressé au directeur général d’Air France sur ce même sujet, courrier resté sans réponse à ce jour". Les signataires demandent également un rendez-vous auprès du ministre chargé des Transports et du directeur d’Air France.

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