Agriculture

La coopérative Evel’up regroupe ses activités à Plouédern

Par Isabelle Jaffré, le 27 septembre 2022

Deuxième coopérative française d’éleveurs de porc, le breton Evel’up est issue de la fusion de Prestor et Aveltis en 2018. Pour concrétiser cette union, elle achève la construction d’un nouveau siège à Plouédern dans le Finistère.

Philippe Gueguen, responsable territoire Finistère, suit les travaux du futur siège d’Evel’Up à Plouédern. Livraison prévue fin 2022.
Philippe Gueguen, responsable territoire Finistère, suit les travaux du futur siège d’Evel’Up à Plouédern. Livraison prévue fin 2022. — Photo : Isabelle Jaffré

En 2018, la fusion des coopératives finistérienne et costarmoricaine Prestor et Aveltis, donnait naissance au groupement de producteurs de porcs Evel’Up (150 salariés, 583 M€ de CA, 720 élevages). "Dès le début de cette alliance, il était prévu un nouveau siège", explique Philippe Gueguen, responsable territoire Finistère, qui suit les travaux du futur siège. Les sites de Kersaint-Plabennec et Landivisiau seront ainsi regroupés à Plouédern entre fin 2022 et début 2023. "Nous conservons nos sites de Châteaulin, plus au sud du Finistère, et de Plérin dans les Côtes-d’Armor", précise le dirigeant.

Opération financière blanche

Le montant de l’investissement n’a pas été dévoilé. "C’est une opération blanche pour la coopérative car couverte par la revente des deux sites regroupés", indique Philippe Gueguen, pour qui le bâtiment moderne va aussi permettre de faire des économies. Le bâtiment dispose ainsi de 300 m² de panneaux photovoltaïques sur la toiture. "Nous avons fait attention à nos engagements RSE en plaçant notamment des bornes de recharges pour véhicules électriques". Pour la construction, Evel’up n’a fait appel qu’à des entreprises locales : Lagadec bien sûr mais aussi Granit Breton, ou encore Tallec.

Evel’up a choisi de conserver l’ancien siège de l’entreprise de travaux publics Lagadec, en bordure de quatre-voies, et d’y ajouter une extension et deux autres bâtiments pour former un ensemble de 3 800 m². "En plus de la partie administrative, nous avons construit un magasin de 1 300 m² et des locaux dédiés pour notre service vétérinaire", détaille-t-il. "L’objectif est de regrouper nos 90 salariés finistériens pour favoriser la communication en interne, mais aussi afin d’améliorer les conditions de travail car les anciens locaux sont âgés. Nous avons d’ailleurs impliqué les salariés dès le début du projet et tenu compte de leurs attentes", précise Philippe Gueguen.

Nouveaux défis pour les éleveurs

Avec 3,6 millions de porcs charcutiers vendus l’an dernier, Evel’up se classe au deuxième rang des groupements français derrière la Cooperl. "Notre spécificité est de ne faire ni amont, ni aval. Nous sommes là pour conseiller nos adhérents et commercialiser les cochons", décrit Philippe Gueguen. Les 800 éleveurs adhérents font face à de multiples défis, malgré un prix du porc assez haut (autour de deux euros). "Les éleveurs font face à la hausse des matières premières, de l’énergie. Chez Evel’up, nous faisons émerger de nouvelles thématiques pour les conseiller sur la formation de la main-d’œuvre, la décarbonation, le besoin en eau, etc. Nous devons répondre à leurs nouveaux besoins. Ce nouveau siège est un outil pour être plus performants nous aussi."

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