Bretagne

Distribution

Écomiam étend son réseau de magasins dans le Grand Ouest

Par Jean-Marc Le Droff, le 20 mars 2018

Le concept de magasins de produits surgelés Écomiam surfe sur la vague du made in France et du made in Bretagne. Avec l'ouverture récente d'un quinzième point de vente dans l'Ouest, son fondateur, Daniel Sauvaget, envisage une croissance de 30% de l'activité en 2018.

Daniel Sauvaget, le fondateur d’Écomiam, aux côtés de Tiffany Coant (à gauche), responsable des deux magasins brestois, et de Carole Uguen, vendeuse.
Daniel Sauvaget, le fondateur d’Écomiam, aux côtés de Tiffany Coant (à gauche), responsable des deux magasins brestois, et de Carole Uguen, vendeuse. — Photo : Jean-Marc Le Droff

Viandes et légumes surgelés, glaces… « Au départ, je voulais créer un réseau qui aurait permis de faire passer Tilly-Sabco d’une activité grand export à des débouchés nationaux », se souvient Daniel Sauvaget, ancien PDG de l’abattoir de Guerlesquin, repris en 2016 par le néerlandais Wegdam. La fin des restitutions européennes ne lui aura pas laissé le temps de mettre son idée en oeuvre, mais suffisamment pour lancer Écomiam, qu’il a créé à Quimper en 2010. Avec un concept simple : « des produits surgelés de qualité, d’origine française et à 70% bretonne, à prix constants toute l’année et rémunérant correctement les filières de production », explique le dirigeant.

Pilotage des marges à l’année

Au dessus des bacs réfrigérés, en effet, des affichettes indiquent clairement l’origine, le lieu de transformation, le prix d’achat, la marges et les taxes pour chacun des produits. « C’est un gage de transparence et de loyauté vis-à-vis des consommateurs et des producteurs », estime Daniel Sauvaget.

Pour réduire au maximum ses coûts et conserver des prix constants, il a mis au ban tout suremballage sophistiqué, conditionne ses produits individuellement pour éviter le gaspillage et ne fait aucune promotion, qu’il estime trop coûteuse. « On veut piloter nos marges à l’année : il n’est pas question que nous soyons complices de la paupérisation des filières de production », insiste-t-il. Côté logistique aussi, Daniel Sauvaget joue local grâce à un partenariat avec le groupe finistérien Le Calvez, qui approvisionne quotidiennement les magasins. « Comme pour des produits frais, chaque magasin est autonome pour son réassort afin d’optimiser la qualité et les quantités ».

Ecomiam vient par ailleurs d’annoncer un partenariat avec l’Atelier de l’épicerie, dans le Morbihan, qui assemble des matières premières agricoles bio, cultivées et récoltées localement ou en coopération, et produit des conserves dans une dynamique collaborative, proche de celle des circuits courts, notamment à partir des excédents de production.

Le magasin Écomiam du quartier de Bellevue à Brest
Le magasin Écomiam du quartier de Bellevue à Brest - Photo : Jean-Marc Le Droff

Six nouveaux magasins en un an

Et son concept semble séduire les consommateurs.  « Nous avons fait 10 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2017, et nous planifions une hausse de 30% en 2018 », confie celui qui a levé 1 million d’euros l’année dernière.

Il faut dire qu’après avoir ouvert six magasins moins d’un an, dont un second magasin à Brest et un autre à Vannes en février, il a ouvert en mars son quinzième point de vente du Grand Ouest, à Saint-Brevin-les-Pins. Il vise désormais une vingtaine de magasins d’ici 2021. « Tous nos magasins sont intégrés, mais les suivants seront soit des magasins associés, soit des micro-franchises », précise Daniel Sauvaget, qui vient de remporter le premier prix de la micro-franchise de l’Association pour le droit à l'initiative économique (ADIE), avec laquelle il a noué un partenariat. « On travaille de conserve pour permettre à un porteur de projet d’ouvrir un point de vente avec un apport de 10 000 €. La première devrait ouvrir au printemps, dans les Côtes-d’Armor. »

Daniel Sauvaget, le fondateur d’Écomiam, aux côtés de Tiffany Coant (à gauche), responsable des deux magasins brestois, et de Carole Uguen, vendeuse.
Daniel Sauvaget, le fondateur d’Écomiam, aux côtés de Tiffany Coant (à gauche), responsable des deux magasins brestois, et de Carole Uguen, vendeuse. — Photo : Jean-Marc Le Droff

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