Agroalimentaire

Doux : deux offres de reprise pour le volailler

Par Isabelle Jaffré, le 29 mars 2018

L'Ukrainien MHP et le consortium LDC-Al Munajem ont déposé le 28 mars une offre de reprise pour le volailler Doux, qui a demandé un dépôt de bilan la semaine dernière. Le tribunal doit examiner les offres début avril.

Le siège social du groupe finistérien Doux est basé à Châteaulin.
Doux avait déjà déposé le bilan en 2013. — Photo : Doux

Suite au nouveau dépôt de bilan du volailler Doux, deux offres de reprise ont été déposées au tribunal de commerce de Rennes. La première n’est pas une surprise. Il s’agit de l’ukrainien MHP, qui compte investir 76 millions d'euros mais ne garder que 285 salariés sur 1 200.

60 M€ d'investissement à Châteaulin

La deuxième offre est celle d’un consortium composé de l’actuel actionnaire ligérien Terrena, du sarthois LDC (18 Mds de CA, 18 500 salariés) et du saoudien Al Munajem, déjà actionnaire de Doux entre 2014 et 2016. LDC, pour sa part, souhaite reprendre 298 salariés à Quimper et Châteaulin et mise sur 203 reclassements. Le groupe annonce aussi 60 M€ d’investissement dont la construction d’un nouveau site industriel de 250 employés à Châteaulin pour 55 M€.

Les sites vendéens non repris

Al Munajem propose de reprendre l’exploitation de l’abattoir de Châteaulin pour l’export au Moyen-Orient. Le Saoudien se porte aussi acquéreur des contrats de producteurs, l’usine d’aliment de Bannalec et le couvoir de La Harmoye ainsi que les fermes de reproducteurs. Aucune reprise n’est prévue pour les sites vendéens, impliquant la fermeture de l’abattoir de Chantonnay et du couvoir de L’Oie - seule l’usine d’aliments de L’Oie serait reprise. L’usine de Plouray (Morbihan) serait reprise par la société Les Volailles de Plouray. Le tribunal doit se prononcer début avril.

Le siège social du groupe finistérien Doux est basé à Châteaulin.
Doux avait déjà déposé le bilan en 2013. — Photo : Doux