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Coronavirus : Actalarm reprend son activité à pas comptés

Par Isabelle Jaffré, le 20 mai 2020

La société de Trégunc spécialisée dans la sécurité a dû arrêter son activité, faut de pouvoir réaliser ses chantiers. Mais la demande pour les systèmes de surveillance électronique s’est effondrée pendant la crise.

Pascal Guégan, dirigeant de l'entreprise spécialisée dans la sécurité.
Pascal Guégan, dirigeant de l'entreprise spécialisée dans la sécurité. — Photo : © Actalarm

Des bureaux désertés, des ateliers vidés de leurs travailleurs, des chantiers laissés à l’abandon. On aurait pu croire que la crise du coronavirus soit une aubaine pour les cambrioleurs. « Et bien non, c’est l’inverse qui s’est produit », remarque Pascal Guegan, dirigeant d’Actalarm à Trégunc (30 salariés, 3,5 M€ de CA), spécialisé dans la sécurité. « C’est simple, il y avait des policiers à tous les ronds-points ou presque ! Comment voulez-vous que des cambrioleurs remplissent leur attestation avec leur adresse, en prenant leurs papiers d’identité ? »

De 50 à 2 appels par jour

L’entreprise de Pascal Guegan a dû s’arrêter au début du confinement, faute d’équipements de protection. « De toute façon, les entreprises ne nous laissaient pas accéder à leurs sites », précise le gérant. Pendant un mois, seul le SAV a fonctionné avec les salariés qui le pouvaient. « Nous sommes passés de 40 à 50 coups de fil par jour à deux ! Au bout d’un mois, nous avons repris notre activité petit à petit en nous équipant en masques, et en nous adaptant aux gestes barrières. Aujourd’hui, nous sommes à 80 % de notre capacité », explique-t-il.

L’entreprise réalise actuellement les chantiers d’installation de systèmes de surveillance électronique qu’elle n’a pas pu faire pendant ces deux derniers mois. « Heureusement, nous avions un carnet de commandes plein et une bonne trésorerie. Les banques nous ont suivis », souffle Pascal Guegan. L’activité reprend petit à petit, « mais il faudra du temps, analyse-t-il. Je travaille 12 heures par jour, je ne laisse passer aucune affaire. Je crains un trou d’air à la rentrée. » Le patron mise sur une perte de 500 000 à un million d’euros. « Tout dépend d’une potentielle deuxième vague. »

Pascal Guégan, dirigeant de l'entreprise spécialisée dans la sécurité.
Pascal Guégan, dirigeant de l'entreprise spécialisée dans la sécurité. — Photo : © Actalarm

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