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Cornoualia : Un concept qui marche en Finistère

Par Armelle Gegaden, le 08 octobre 2010

Le plus important groupement d'employeurs de Bretagne se trouve à Quimper. Avec 110 salariés et 81 entreprises adhérentes, Cornoualia fête ses dix ans cette année, et ne cesse de s'étendre.
Le Journal des Entreprises
Le Journal des Entreprises — Photo : Le Journal des Entreprises

Si les entreprises françaises y ont encore faiblement recours, les Bretons sont des as en matière de groupements d'employeurs. C'est à Quimper, qu'existe le plus gros d'entre eux: Cornoualia. Il fêtait ses dix ans en septembre. Créée en 2000 à l'initiative de neuf entreprises pour répondre aux problématiques de saisonnalité, Cornoualia emploie aujourd'hui 110 salariés. Il regroupe 81 sociétés de tous secteurs: l'agroalimentaire -son utilisateur premier- les services, la métallurgie, la pêche, le bâtiment...




Temps partiels: des contrats subis

Sur un même bassin d'emploi, Cornoualia permet à des salariés à temps partiel de cumuler plusieurs postes pour aboutir à un temps plein. Une astuce qui sert aussi l'entreprise, comme l'explique Maryse Le Maux, directrice depuis dix ans de Cornoualia. «Dans bon nombre de cas, le temps partiel est une situation subie. Dès que la personne aura trouvé un temps plein, elle quittera l'entreprise.» Une perte de compétences et de temps.




+ 10 % de chiffre d'affaires

Chez Cornoualia, on peut recruter tout autant des opérateurs de production que des employés administratifs, ou pour des postes transversaux comme assistant juridique, coordinateur sécurité environnement...Concrètement, c'est le groupement qui procède au recrutement. Chaque mois, il lui revient d'établir la feuille de paie et de facturer l'entreprise*. «Le salaire, c'est l'entreprise qui le fixe mais nous appliquons un principe d'équité avec les autres salariés de la société», explique Maryse Le Maux. Avec un chiffre d'affaires de 2,6M€ en hausse de 10%, une équipe technique de cinq personnes, cette association loi de 1901 dégage un résultat net positif qu'elle réinvestit en fonds propres, «pour la pérennité financière du groupement». Un matelas de sécurité en cas de coup dur pour éviter aux adhérents, solidaires de ses dettes sociales et fiscales, d'avoir à débourser.




Réservoir d'innovations?

Et la confidentialité dans tout ça? «C'est la première question que l'on me pose. Mais il y a des règles. Une entreprise sait toujours avec qui elle partage des compétences», explique Maryse Le Maux. Cette pionnière des groupements d'employeurs en Bretagne pense que les craintes sont injustifiées. Mieux, ce type d'association permettrait d'innover en matière de GRH. «Citons par exemple l'emploi des seniors et la réflexion autour de la pénibilité au travail auquel le temps partagé pourrait apporter une contribution.»




* Sont facturés les charges sociales, congés payés et frais de gestion, soit 10% du salaire brut non chargé.

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