Finistère

Industrie

Cloître imprime sa marque employeur

Par Isabelle Jaffré, le 17 novembre 2021

Pour le finistérien Cloître Imprimeurs, le recrutement n’est pas un problème. Même si le dirigeant Christophe Dudit voit baisser un peu le nombre de candidats, il parvient à trouver les salariés dont il a besoin. C’est l’un des avantages d’avoir, de longue date, soigné sa marque employeur et de l’avoir fait savoir.

Christophe Dudit, dirigeant de Cloître Imprimeurs.
Christophe Dudit, dirigeant de Cloître Imprimeurs. — Photo : Isabelle Jaffré

À l’heure où les entreprises se démènent pour recruter, la PME de Saint-Thonan (Finistère) Cloître Imprimeurs (100 salariés, 14 M€ de CA), elle, parvient toujours à trouver du monde. "Depuis quelques mois, tout de même, nous recevons moins de candidatures qu’auparavant, reconnaît le dirigeant Christophe Dudit. Le robinet des candidatures et toujours là mais c’est un filet d’eau." Si le patron ne croule plus sous les demandes spontanées, il confie toujours recevoir de bonnes candidatures aux postes ouverts. Mais Christophe Dudit a le triomphe modeste : "Il se dit que nous sommes une entreprise où il fait bon vivre", sourit-il. La recette Cloître : la marque employeur.

Multiplier les attentions

Première étape : "Être une entreprise humaine au quotidien", souligne le dirigeant qui a bien du mal à décrire exactement ce que cela signifie. "Nous essayons de mettre une bonne ambiance dans l’atelier Je connais mes salariés, je leur dis bonjour tous les jours, je leur souhaite leur anniversaire. C’est plein de petites choses comme cela…", liste-t-il. Des détails devenus des habitudes.

Autre exemple : il n’y a aucune arrivée de nouveaux embauchés les lundis. "Tout le monde est en reprise après le week-end, en réunion, etc. Ils arrivent le mardi quand chacun peut leur accorder un peu de temps", poursuit le dirigeant. Leur photo et CV sont affichés quelques jours avant leur arrivée sur les écrans dédiés à la communication de l’entreprise. "Et nous nous débrouillons pour leur refaire une visite entière de l’entreprise au bout de quelques semaines, parce qu’ils n’ont pas la même perspective."

Au-delà de ces attentions, Christophe Dudit soigne aussi le management : "un très bon technicien ne fera pas forcément un bon manager. Donc, il y a des formations. Sinon, je risque de perdre le meilleur technicien et de ne pas gagner un très bon manager !", souligne le patron, qui insiste sur "l’objectif commun" à toute l’équipe.

"On ne ment pas"

La seconde étape est la communication interne. "Il faut que ce soit clair, voire transparent", note Christophe Dudit. Régulièrement, le patron expose les résultats de l’entreprise. "Tout le monde sait ce que je gagne, ce qui est investi, où sont passés les achats, etc." Au quotidien, les écrans présents dans l’entreprise informent sur les contrats signés, les livraisons des colis, etc. "Tout cela contribue à donner du sens à ce que nous faisons tous", explique-t-il.

Enfin, Cloître Imprimeurs soigne aussi sa communication à l’extérieur. "Nous sommes très présents sur les réseaux sociaux pour faire connaître nos métiers. Certains ont encore une vision ancienne de l’imprimerie, se désole Christophe Dudit. Aujourd’hui, nous sommes une industrie très moderne !" L’entreprise multiplie ainsi les vidéos humoristiques qui parviennent à faire le buzz. "Cela marche aussi parce que l’on montre qui nous sommes. On ne ment pas, les vidéos nous ressemblent", prévient le patron. "Pour recruter, il faut savoir mettre en avant les points positifs de son entreprise et de son secteur. Sinon, les gens restent sur leur a priori", conclut-il.

Christophe Dudit, dirigeant de Cloître Imprimeurs.
Christophe Dudit, dirigeant de Cloître Imprimeurs. — Photo : Isabelle Jaffré

Poursuivez votre lecture

-30% sur l’offre premium

Abonnez-vous Recevez le magazine imprimé
tous les mois

Voir les offres d'abonnement

Newsletter

Inscrivez-vous pour recevoir la version gratuite de nos newsletters dans votre boîte mail