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Interview Atalian Multitech : « Le groupe Cadiou et Atalian sont complémentaires »

Entretien avec Bruno Gstach, président d’Atalian Multitech (MTO-Eurogem)

Propos recueillis par Isabelle Jaffré - 08 octobre 2018

Atalian Multitech (MTO-Eurogem) (1 600 salariés, 192 M€ de CA), filiale «  multitechnique  » du spécialiste des services aux entreprises Atalian (3 Md€ de CA dont 1,1 Md€ et 40  000 salariés en France) vient de racheter le groupe Cadiou, spécialiste de l’électricité, à Brest (160 salariés, 18,5 M€ de CA) pour renforcer sa position en Bretagne.

Bruno Gstach, président de MTO-Eurogem.
En rachetant le finistérien Cadiou, le président d'Atalian Multitech (MTO-Eurogem) Bruno Gstach souhaite densifier les activités et les équipes de son groupe en Bretagne. — Photo : © Atalian

Le Journal des Entreprises : Pourquoi avoir racheté le Groupe Cadiou à Brest ?

Bruno Gstach : Nous souhaitions densifier nos activités et nos équipes en Bretagne. Nous avons rencontré les dirigeants actionnaires du groupe Cadiou - Ronan, Claude et Arnaud Cadiou - et nous avons tout de suite pensé qu’Atalian et ce groupe étaient complémentaires en Bretagne. Fondé il y a 70 ans par leur grand-père, c’est un groupe reconnu dans le monde de l’électricité et des automatismes pour son expertise. De notre côté, nous étions présents en Bretagne, mais plutôt sur des compétences en chauffage, climatisation et plomberie.

« Nous allons conserver les noms des cinq filiales du groupe Cadiou. »

Nous n’allons pas garder la holding et le nom de groupe Cadiou, mais nous conservons les marques : S.E.I. (électricité, travaux sur postes-source, sécurité incendie, à Brest), Arcem (électricité et automatisme, à Morlaix), B.E.I. (bobinage, à Landerneau et Brest), C.E.I. (électricité, automatisme et électro-mécanique, à Landerneau), C.E.I.L. (électricité, automatisme et électro-mécanique, basé à Caudan dans le Morbihan). Ce sont ces noms qui sont connus des clients du groupe.

Quelles sont vos ambitions en Bretagne ?

B.G. : Notre objectif est bien sûr de croître organiquement, particulièrement en Bretagne et dans les Pays de la Loire, mais aussi de se développer grâce à des croissances externes. En Bretagne, nous étions 50 personnes avant le rachat. Avec les 160 salariés de Cadiou, nous employons désormais 210 personnes. La Bretagne représentait 4 % de notre chiffre d’affaires, contre 10 % aujourd’hui grâce aux 18,5 millions de chiffre d’affaires du groupe Cadiou.

Le but est bien sûr de progresser, en redynamisant la croissance sur le cœur métier des marques du groupe Cadiou et en profitant des complémentarités et synergies inter-métiers qui existent entre nous. Nous pourrons, par exemple, proposer aux clients de groupe Cadiou des solutions dans le domaine du chauffage et de la climatisation, des économies d’énergies, etc. Cependant n’oublions pas que la première étape est d’intégrer l’ensemble des équipes du groupe Cadiou à Atalian Multitech (MTO-Eurogem).

Photo : © Atalian

Pouvez-vous présenter Atalian Multitech ?

B.G. : Atalian est une multinationale présente dans 33 pays qui réalise 3 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Notre métier historique est la propreté en entreprise et nous nous sommes diversifiés, il y a une quinzaine d’années, vers les métiers de la sécurité, l’accueil, les espaces verts, et la maintenance multitechnique. Je dirige Atalian Multitech en France, un pôle multitechnique avec deux marques principales, MTO et Eurogem, qui regroupe nos activités de maintenance, de travaux et nos solutions technologiques pour la réduction de la consommation énergétique.

Pour résumer, nos trois missions sont la valorisation du parc immobilier de nos clients avec la maintenance technique de qualité et les travaux de modernisation ; l’optimisation des performances énergétiques et, enfin, l’amélioration du confort des occupants. En France, 50 % de notre activité multitech se fait en région parisienne.

Bruno Gstach, président de MTO-Eurogem.
En rachetant le finistérien Cadiou, le président d'Atalian Multitech (MTO-Eurogem) Bruno Gstach souhaite densifier les activités et les équipes de son groupe en Bretagne. — Photo : © Atalian

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