Innovation

Événement Trophées Industrie Grand Ouest : votez pour votre start-up préférée

Par la rédaction, le 29 août 2022

Les dirigeants de trois start-up seront invités à pitcher lors de la cérémonie de remise des trophées le 4 octobre 2022 au Salon de l'Industrie Grand Ouest à Nantes. Désignez ces trois jeunes pousses nominées parmi six candidats.

Start-up 2022 des Trophées Industrie Grand Ouest
Start-up 2022 des Trophées Industrie Grand Ouest — Photo : DR

Les Trophées Industrie Grand Ouest, organisés par Le Journal des Entreprises en partenariat avec le salon de l'Industrie Grand Ouest au parc des expositions de Nantes, récompensent des entreprises bretonnes, normandes et des Pays de la Loire, exemplaires en matière d'ancrage territorial, de transition écologique, de transition numérique et de RSE. Mais pas seulement. Les Trophées visent également à mettre à l'honneur une start-up de ces trois régions, créée il y a moins de cinq ans et dont l'activité, en lien avec l'industrie, est en prise sur un des quatre thèmes des Trophées. Pour cela la rédaction du Journal des Entreprises a choisi six start-up parmi toutes les candidatures reçues en tenant compte de l'état d'avancement du projet de l'entreprise, de son ambition, de son utilité pour l'industrie et de son potentiel de développement.

Ces six-start-up sont à présent soumises à vos suffrages pour désigner les trois nominées dont les dirigeants viendront pitcher en direct lors de la cérémonie de remise des Trophées qui aura lieu le 4 octobre 2022 au Salon Industrie Grand Ouest au parc des expositions de Nantes. C'est le public qui désignera in fine le lauréat 2022.

H2X Ecosystems accélère sur l'hydrogène vert

Stéphane Paul, PDG et fondateur de H2X Ecosystems
Stéphane Paul, PDG et fondateur de H2X Ecosystems - Photo : Baptiste Coupin

Le monde de demain sera vertueux et H2X Ecosystems (30 salariés, 500 000 euros de CA en 2021), PME bretonne innovante qui se développe dans de multiples projets autour de l'hydrogène vert, entend bien apporter sa pierre. Née à Redon en Ille-et-Vilaine en 2018, la société, qui sait produire, stocker et fournir ce nouveau carburant plein de promesses, a pris pied à Bruz en région rennaise à l'été 2022. C'est de là-bas, mais également dans ses ateliers de Redon, Brest et Bordeaux, qu'elle teste ses solutions.

Comme elle a pu le faire au départ pour l'agglomération de Redon, H2X-Ecosystems propose aux territoires de créer un écosystème complet alliant production d'énergie et mobilité décarbonées. Pour cela, l'entreprise associe une production d'hydrogène à partir d'énergies renouvelables et des services de mobilité et de livraison : voitures en libre-service, logistique urbaine, navettes maritimes, drones… À la clé, pour ses utilisateurs, une autonomie de déplacement, sans émissions de carbone et sans pollution de l'air.

Face à la hausse des prix de l'électricité, H2X Ecosystems souhaite aussi pouvoir se présenter comme une alternative en énergie moins coûteuse pour les entreprises, grâce à un générateur qu'elle teste actuellement avec le fournisseur d'électricité Enedis. L'équipement sera en capacité d'alimenter les usines de demain. "Comme on ne dépend pas du prix du marché, il y a une stabilité du prix de l'hydrogène dans le temps, exprime Stéphane Paul, PDG et fondateur de l'entreprise. Avec notre générateur, l'industriel pourra lui-même produire demain son propre hydrogène, et ainsi mieux maîtriser ses coûts".

Imagin-VR développe ses salles immersives de réalité virtuelle pour entreprises

Marc Travers et Marc Douzon, co-gérants d'Imagin-VR.
Marc Travers et Marc Douzon, co-gérants d'Imagin-VR. - Photo : Rémi Hagel

Marc Douzon et Marc Travers ont créé Imagin-VR en 2018 à Laval (Mayenne). La start-up conçoit, vend ou loue des systèmes de réalité virtuelle immersifs et interactifs. Elle propose notamment une salle immersive (Cave) où l'on projette des reproductions 3D de prototypes à taille réelle. Cette technologie permet à un industriel de s'assurer que sa future ligne de production sera dimensionnée aux besoins des opérateurs.

Avec ses solutions, Imagin-VR s'est rendu indispensable à des clients bien plus gros qu'elle, dont Lactalis, Bordeau Chesnel, Bel, Bridor, les Chantiers de l'Atlantique, Safran, Ducros, etc. Ces salles immersives virtuelles servent aussi pour des formations, par exemple pour les métiers de l'électricité. Les deux associés ont à cœur que leurs produits soient également utilisables par des TPE : des cuisinistes, des plombiers.

En janvier 2022, l'entreprise a fait breveter un système mobile. Cette Valise-VR équipée permet à une personne d'être autonome pour présenter un produit à l'échelle sur un mur ou un écran. Elle s'adresse à des acteurs du BTP, des architectes, des formateurs. Un second brevet a été déposé fin avril pour réduire la surface au sol nécessaire à l'installation d'un système Cave.

Après trois exercices à 300 000 euros de chiffre d'affaires, l'entreprise devrait terminer son exercice 2021-2022 à 600 000 euros à fin septembre 2022. Elle prépare un nouveau brevet et devrait concrétiser le recrutement de deux collaborateurs.

Bysco veut accélérer la transition environnementale des matériaux

Robin Maquet, président et cofondateur de Bysco, une start-up nantaise qui transforme le byssus de moule en textile.
Robin Maquet, président et cofondateur de Bysco, une start-up nantaise qui transforme le byssus de moule en textile. - Photo : David Pouilloux

La start-up nantaise Bysco a été co-fondée par Robin Maquet et Florence Baron, en 2021, avec pour ambition de départ d'accélérer la transition environnementale des matériaux. "Au même titre que l'on parle de transition énergétique, où l'on passe des énergies fossiles (pétrole, charbon, gaz), aux énergies renouvelables, on peut faire pareil avec les matériaux, explique Robin Maquet, 28 ans, ingénieur, pour passer des matériaux fossiles à des matériaux renouvelables et biosourcés". Pour y parvenir Bysco invente la filière de valorisation du byssus de moules, une fibre qui permet aux mollusques de s'accrocher aux rochers. "C'est un sous-produit de la mytiliculture, non utilisé, que l'on transforme en textile industriel, affirme Robin Maquet. On peut l'utiliser dans des panneaux de confort acoustique, des équipements de protection individuel, dans l'isolation thermique, dans les secteurs de l'immobilier, du nautisme ou de l'aéronautique…". Bysco dispose d'un bureau d'études qui accompagne les PME et les ETI dans le choix de matériaux participant à la transition environnementale. L'entreprise est entrée en phase d'industrialisation de ses procédés, après la validation de ses innovations. "Nous avons déjà rassemblé 300 000 euros d'investissement, sous forme de prêts, et 200 000 euros de subvention sont en cours d'études, pour financer notre recherche et développement, et pour financer l'industrialisation du lavage du byssus, souligne Robin Maquet. Notre ambition, d'ici à 18 mois, est de maîtriser toute la chaîne de valeur, et donc de faire entrer en Pays de la Loire, la première machine de transformation textile, que nous sous-traitons pour l'instant. À plus long terme, nous ambitionnons de devenir les leaders du byssus de moules, à l'échelle européenne, et de devenir un acteur majeur de la transition environnementale des matériaux."

Neolithe transforme les déchets en granulats pour le BTP

Nicolas Cruaud cofondateur de l’entreprise Néolithe
Nicolas Cruaud cofondateur de l’entreprise Néolithe - Photo : Fabien Tijou

Née en 2019 et actuellement implantée à Chalonnes-sur-Loire (Maine-et-Loire), Neolithe s'installera en juillet 2023 dans un site industriel de 11 hectares à Beaulieu-sur-Layon, sur l'axe Angers-Cholet. Un projet de 9,2 millions d'euros financé par Alter Eco, l'agence départementale d'aménagement. La start-up y lancera la fabrication de ses fossilisateurs destinés aux acteurs du recyclage, des travaux publics et du bâtiment, avec l'ambition de produire quatre fossilisateurs chaque mois à partir de 2024. Neolithe, qui a déjà enregistré cette année huit précommandes, a en effet mis au point un procédé de fossilisation accélérée pour transformer les déchets non recyclables en granulats, qui peuvent ensuite être utilisés dans le BTP. L'entreprise a également réalisé en juin 2022 son troisième tour de table en trois ans, en levant cette fois 20 millions d'euros auprès d'Otium Capital et d'investisseurs familiaux. "Le produit de l'opération a deux objectifs majeurs, indiquent les trois cofondateurs de l'entreprise Nicolas Cruaud, Clément Bénassy et William Cruaud. D'une part, financer la structure permettant à Neolithe de remplir son objectif de production de 24 fossilisateurs, unités de traitement de déchets non recyclables d'une capacité de 20 tonnes par jour, dès 2023. D'autre part, continuer de façon intensive le travail de recherche et de développement sur de nouveaux gisements de déchets." Pour l'heure le procédé de fossilisation ne s'applique en effet qu'aux déchets industriels banals (DIB). L'objectif est de pouvoir, à terme, traiter tous types de déchets non recyclables, non inertes et non dangereux, y compris les déchets ménagers.

Sabella, entreprise pionnière des hydroliennes

Benoït Bazire, président et Fanch Le Bris, DG de Sabella.
Benoït Bazire, président et Fanch Le Bris, DG de Sabella. - Photo : © DR

En 2008, Sabella a été l'une des toutes premières entreprises de fabrication d'hydrolienne au monde. Son fondateur, Jean-François Daviau, avait déjà créé Hydrohélix dans le même domaine avec Hervé Majastre. Pour aller plus loin sur le plan industriel, Jean-François Daviau s'est associé à Sofresid Engineering, Dourmap et In Vivo Environnement pour lancer Sabella. La première hydrolienne expérimentale, nommée D03 ayant été immergée à Bénodet (Finistère), en 2008. La D10 a suivi en 2015, immergée dans le Fromveur, pour alimenter Ouessant en électricité.

Mi-2014, une première levée de fonds a permis de consolider les fonds propres de l'entreprise quimpéroise et de sécuriser le budget du projet D10 grâce à une augmentation de capital à hauteur de 4,3 millions d'euros auprès de deux fonds d'investissement, Emertec (Demeter Ventures) et Go Capital, et de trois industriels, IWD, Farinia et Geopetrol, dont deux trouvent des synergies d'activités dans la construction des hydroliennes. C'est aussi l'année de l'arrivée de l'actuel directeur général, Fanch Le Bris. Deux ans plus tard, la deuxième levée de fonds a permis de rassembler 6 millions d'euros (+ 2 millions d'euros en 2018) avec en particulier l'entrée de Bpifrance et d'autres banques au capital. Cette année, la PME a de nouveau levé 2,5 millions d'euros. Des fonds nécessaires pour financer les essais et arriver un jour à une phase industrielle.

Après dix ans à la tête de Sabella, l'emblématique président Jean-François Daviau a cédé sa place en 2019 à Benoît Bazire, ingénieur en génie maritime de formation. La PME quimpéroise, également présente sur le port de commerce à Brest, compte aujourd'hui une vingtaine de collaborateurs et deux hydroliennes testées en conditions réelles, D03 et D10. L'enjeu pour Sabella est d'être prête quand le marché des hydroliennes se développera en France. À l'étranger, elle participe déjà, avec son partenaire Nova Innovation à un projet de ferme hydrolienne en Écosse.

Dametis réduit l'impact environnemental de l'industrie

L'objectif de Dametis est simple : accompagner les industriels vers le zéro carbone énergétique en réduisant leurs consommations à ce que la start-up appelle le " minimum énergétique atteignable. " La société angevine lancée en 2019 s'appuie sur un logiciel collaboratif qu'elle a conçu, permettant de découper l'usine en différents blocs modélisables. " Nous utilisons la théorie des lego®, indique Julian Aristizabal, dirigeant de Dametis, en caractérisant chaque composant de l'usine et nous analysons sa performance industrielle. Nous formulons des recommandations et réalisons ensuite les installations permettant de tendre vers une usine idéale, qui existe pour chaque site industriel. L'énergie et la consommation d'eau sont les principaux sujets sur lesquels nous travaillons."

Discrète sur son chiffre d'affaires, Dametis emploie actuellement une quarantaine de personnes, à Angers et à Paris, et travaille essentiellement auprès de groupes industriels de l'agroalimentaire et de différentes industries, plasturgie, cosmétique, pharmaceutique, papetière, à 80 % dans le grand Ouest, avec aussi quelques projets à l'étranger. " Nous pouvons travailler avec des PME qui possèdent deux ou trois usines, précise Julian Aristizabal, mais il faut qu'elles aient une consommation d'énergie suffisante, d'au moins 400 000 euros par an, pour que notre intervention soit efficiente. " La start-up angevine a ouvert cette année un bureau au Mexique : " C'est un pays très industrialisé, confie le dirigeant, et c'est pour nous un excellent test. "

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