Côtes-d'Armor

Électronique

Témoignage Sofidys booste son activité avec un téléphone à bas coût

Par la rédaction, le 11 mai 2017

Positionnée sur le créneau du trading de smartphones Apple ou Samsung, Sofidys, à Plérin, a développé, depuis 2014, sa propre marque de téléphones portables.

Le Journal des Entreprises
Le Journal des Entreprises — Photo : Le Journal des Entreprises

De 3,2 millions d'euros en 2014 à 13 millions d'euros en 2016. Voilà en deux ans la progression de chiffre d'affaires enregistrée par la société Sofidys, à Plérin. Dirigée par Jérôme Morcello, cette PME, fondée en 2008, est un cas d'entreprise quasi unique en Côtes-d'Armor. Historiquement positionnée sur le créneau du trading de smartphones, vendant en neuf ou en occasion à des grossistes, des flottes d'Apple ou de Samsung, Sofidys a su tirer pleinement partie de ses spécificités depuis deux ans. Sa botte secrète : le lancement de Norix, sa propre marque de téléphone portable sur un créneau entrée de gamme totalement assumée.

Un carnet d'adresses

« Je ne voulais pas aller concurrencer les grands noms, cela n'aurait eu aucun sens. Par contre, il y avait un coup à jouer sur une marque à bas coût, un segment délaissé jusqu'à présent mais capable de proposer des produits allant du cellulaire robuste au smartphone. Il était nécessaire aussi de diversifier nos activités. » La réussite de Norix, qui a permis à Jérôme Morcello d'exploser son activité commerciale en 24 mois, tient aussi au carnet d'adresses constitué par le fondateur depuis plus de 20 ans. « Je suis passé par des grands groupes de téléphonie en région parisienne qui m'ont permis au fil des années d'avoir des entrées chez de nombreux traders et grossistes en France, en Europe mais aussi un peu partout dans le monde. L'un de mes meilleurs partenaires, aussi bien sur les grandes marques que sur Norix, est implanté à Dubaï. Il revend mes téléphones en Iran et en Afghanistan. »

Un avenir prudent

À 90 % tournée vers les marchés export, Sofidys n'oublie pas pour autant l'Hexagone. « Nous avons des clients professionnels BtoB - le coeur de cible - en région parisienne pour servir ce que l'on appelle les marchés ethniques. Toutefois, la législation française étant tellement contraignante en terme de normes que la croissance de l'entreprise s'effectue à l'export. Par exemple, mes derniers contrats signés l'ont été au Portugal et en Arménie. » Confiant dans l'avenir, Jérôme Morcello reste également lucide sur la fragilité de son secteur. « Les grandes marques commencent à s'intéresser à des gens comme moi, soit en nous ciblant, soit en essayant de nous concurrencer. Nous fonctionnons sur un système de volumes avec de petites marges unitaires. C'est un risque à prendre avec parfois des encours importants. Les partenaires bancaires peinent parfois à prendre la mesure des spécificités de nos métiers. Même avec Norix, qui a contribué à cet envol de l'activité, je reste prudent car cela peut vite se retourner. Je prends tout ce qu'il y a de bons à prendre en réfléchissant à l'avenir de l'entreprise. » Jérôme Morcello n'exclut ainsi pas de céder à la tentation de revendre sa marque ombrelle, trois ans après sa création. « Si l'offre est pertinente pourquoi pas car il y a un marché pour ces téléphones et smartphones d'entrée de gamme. »

Le Journal des Entreprises
Le Journal des Entreprises — Photo : Le Journal des Entreprises

Poursuivez votre lecture

-30% sur l’offre premium

Abonnez-vous Recevez le magazine imprimé
tous les mois

Voir les offres d'abonnement

Newsletter

Recevez chaque vendredi le Débrief, l'essentiel de l'actualité économique de votre région.