Côtes-d'Armor

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Reprise, Saliou Menuiserie veut se renforcer sur la menuiserie intérieure

Par Matthieu Leman, le 26 octobre 2021

Le spécialiste costarmoricain de la charpente, de la menuiserie et de l’isolation Saliou Menuiserie a été racheté par un salarié. Lui et son épouse souhaitent développer l’activité de la menuiserie intérieure. Anticipa et le Réseau Entreprendre leur ont accordé des prêts d’honneur.

Stéphanie Jaouen dans l’atelier de Saliou Menuiserie, dont l’utilisation devrait augmenter dans le domaine de la menuiserie intérieure.
Stéphanie Jaouen dans l’atelier de Saliou Menuiserie, dont l’utilisation devrait augmenter dans le domaine de la menuiserie intérieure. — Photo : Matthieu Leman

Le 1er septembre, Stéphanie et Maël Faouen ont repris Saliou Menuiserie, basée à Saint-Quay-Perros (Côtes-d'Armor). Le spécialiste de la charpente, menuiserie et isolation intérieure et extérieure, en rénovation ou extension, compte seize salariés pour un chiffre d’affaires 2020 de 2,2 millions d’euros.

La reprise s’est préparée bien en amont. Maël Faouen, 38 ans comme son épouse Stéphanie, a intégré l’entreprise en 2018, en tant que chargé d’affaires, dans l’optique de cette reprise.

Le fils des fondateurs, Laurent Saliou, avait souhaité anticiper son départ en retraite et reste présent au sein de la PME pour suivre ses dossiers et continuer de distiller ses conseils. Une aide que le couple peut trouver également auprès de Sophie Leprovost, chef d’entreprise de Pleumeur-Bodou, dans le cadre de l’accompagnement proposé par le Réseau Entreprendre. Ce réseau a parallèlement permis le rachat de l’entreprise en octroyant aux acquéreurs un prêt d’honneur de 25 000 euros, comme Anticipa, qui leur a prêté la même somme.

Développer la menuiserie d’intérieur

"C’est encore frais, on en découvre tous les jours", explique Stéphanie Jaouen, en charge de la gestion administrative de la PME. Le couple d’entrepreneurs a cependant une idée précise, celle de "redonner vie" à un atelier qui ne sert aujourd’hui qu’à réaliser des découpes d’ajustement ou pour des demandes particulières. "L'atelier est bien équipé, nous souhaiterions développer davantage son utilisation, plutôt pour la menuiserie intérieure", décrit la cogérante. L’endroit dispose d’un système de récupération des copeaux de bois transformés en bûches, notamment pour alimenter le poêle du showroom de l’entreprise, dont les clients sont des particuliers et des architectes.

Si les nouveaux propriétaires de Saliou Menuiserie veulent davantage utiliser l’atelier, l’idée n’est pas de grossir à marche forcée. "Nous n’avons pas la prétention de vouloir exploser à tout prix", reprend Stéphanie Jaouen. "Nous tenons à garder l’esprit familial et la proximité avec nos équipes. On développera certaines parties mais on ne sera jamais 50." En attendant, l’activité est florissante et les devis réalisés en octobre ne trouveront leur aboutissement qu’en avril.

Stéphanie Jaouen dans l’atelier de Saliou Menuiserie, dont l’utilisation devrait augmenter dans le domaine de la menuiserie intérieure.
Stéphanie Jaouen dans l’atelier de Saliou Menuiserie, dont l’utilisation devrait augmenter dans le domaine de la menuiserie intérieure. — Photo : Matthieu Leman

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