Côtes-d'Armor

Mécanique

L'usineur Jalis Méca fait le pari de la certification qualité

Par Julien Uguet, le 03 novembre 2020

Pour renforcer ses liens avec ses clients industriels dans le secteur des télécoms et de l’optique, le fabricant de pièces mécaniques techniques Jalis Méca, basé à Minihy-Tréguier (Côtes-d'Armor), investit dans la certification qualité de ses process.

Sébastien Ernot, gérant et fondateur de l'usineur Jalis Méca.
Sébastien Ernot a créé l'entreprise d'usinage de pièces mécaniques Jalis Méca en 2015. — Photo : Julien Uguet / Le Journal des Entreprises

Pour Jalis Méca, l’année 2020 devait être celle de la robotisation de plusieurs tâches au sein de son atelier de Minhy-Tréguier dans les Côtes-d'Armor. Spécialisée dans la fabrication de pièces mécaniques techniques, la PME (11 salariés, 800 000 euros de chiffre d’affaires) avait même poussé les murs via un investissement de plus de 400 000 euros dans une extension de son bâtiment existant.

« Le projet était bien parti avec l'acquisition budgétée de robots pour alimenter certains de nos centres d’usinage afin de gagner en flexibilité, précise Sébastien Ernot, dirigeant et fondateur de l’entreprise en 2015. Mais le Covid-19 est passé par là et nous a amenés à repenser notre stratégie. Au final, cette décision s’est révélée pertinente. Nous n’abandonnons pas le projet de robotisation, qui se fera en 2021. »

Adapter les process en temps réel

Jalis Méca a souhaité mettre à profit la période Covid, qui a eu un impact marginal sur son activité, pour investir dans la certification qualité de ses process. « On savait que le chantier serait à lancer un jour car nos clients étaient demandeurs, poursuit Sébastien Ernot. Nous avons donc investi 70 000 euros dans un centre de métrologie qui nous permet de vérifier chaque pièce usinée. »

Jusqu’ici réalisée à la main, cette étape stratégique a permis à la PME, dont 60 % des clients se situent en Finistère nord, d’améliorer sa productivité mais surtout la qualité de son usinage. « Nous avons recruté également un technicien dédié et un apprenti qui le seconde. Grâce à leur intervention, nous pouvons rapidement, par exemple, adapter en temps réel un process de découpe qui aurait légèrement dévié en cours de production d’une série. Nous limitons, en ce sens également, notre taux de rebuts. »

Décrocher la norme Iso 9001

D’ici la fin du premier semestre 2021, Jalis Méca espère décrocher la norme Iso 9001 qui lui permettra d’offrir encore plus de garanties et de services à ces clients. « Nous ne faisons que formaliser des process et des procédures que nous réalisons depuis nos débuts. Toutefois, cette certification officielle était nécessaire pour répondre à des appels d’offres relatifs à des pièces plus complexes ou pour conquérir de nouveaux marchés. »

Ex-collaborateur de l’entreprise Prolann, usineur de pièces pour l’aéronautique civile et militaire à Rospez, Sébastien Ernot confirme que sa décision de positionner sa structure sur les marchés des télécoms et de l’optique était pertinente. « Il y avait un créneau à prendre, en local, pour répondre à des demandes techniques afin de fabriquer des pièces uniques ou en petite et moyenne série. Certes, ces secteurs ont été touchés par la crise, mais davantage au travers d’un ralentissement qu’un arrêt brutal. »

Fort d’un carnet de commandes rempli, Jalis Méca maintient sa politique d’investissement industriel qui fait sa force depuis ses débuts. Outre le projet de robotisation décalé, la PME se dotera, en 2021, d’une faiseuse 5 axes via une enveloppe financière de 150 000 euros.

Sébastien Ernot, gérant et fondateur de l'usineur Jalis Méca.
Sébastien Ernot a créé l'entreprise d'usinage de pièces mécaniques Jalis Méca en 2015. — Photo : Julien Uguet / Le Journal des Entreprises

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