Côtes-d'Armor

BTP

Les entreprises de travaux publics manquent de bras et de commande publique

Par Matthieu Leman, le 28 septembre 2022

La Fédération des Travaux Publics des Côtes-d’Armor s’inquiète du fléchissement de la commande publique et de la pénurie de main-d’œuvre. La profession, dont le carnet de commandes s’étend à quatre mois, s’engage par ailleurs à poursuivre la décarbonation des chantiers.

Stéphane Pelte, président de la Fédération Travaux Publics des Côtes-d’Armor, s’inquiète du fléchissement des commandes publiques.
Stéphane Pelte, président de la Fédération Travaux Publics des Côtes-d’Armor, s’inquiète du fléchissement des commandes publiques. — Photo : DR

La Fédération des Travaux Publics des Côtes-d’Armor (FTP) qui représente 206 entreprises, TPE, PME, ETI, agences de groupes, pour 2 137 salariés, alerte sur la santé dégradée des sociétés du secteur, en raison des " surcoûts des matières premières". Dans ce contexte, l’évolution de la commande publique inquiète les acteurs. "Dépendante à 50 % de la commande publique, la profession constate une diminution et une irrégularité de la publication d’appel d’offres", affirme l’organisation. "Les carnets de commandes sont pleins pour quatre mois mais les entreprises sont confrontées à des reports voire à de la déprogrammation de travaux de la part de leur maître d’ouvrage. Les entreprises n’ont pas retrouvé leur niveau d’activité d’avant crise, avec - 13,8 % d’appels d’offres publiés en juillet 2022 comparé à la moyenne des années 2017, 2018, 2019."

Un besoin de 300 salariés

Autre inquiétude de la profession : la pénurie de main-d’œuvre. "83 % des offres ne trouvent pas de réponses en Bretagne", souligne la fédération, qui évalue les besoins en recrutement à 300 salariés dans les Côtes-d’Armor. La féminisation de la profession (les femmes ne représentent qu’1 % des effectifs en production), un sourcing de candidats élargi et l’alternance sont les fers de lance désignés pour combattre cette pénurie.

Malgré ces difficultés, les entreprises poursuivent leurs efforts en matière environnementale, assure la fédération. Elles "continuent le développement de leurs pratiques en matière de transition écologique, à travers trois leviers d’action principaux : la mobilité bas carbone, l’économie circulaire et le génie écologique". La profession s’est donné comme objectif une diminution de 40 % des émissions des gaz à effet de serre des chantiers d’ici 2030.

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