Côtes-d'Armor

Services

Les douze espaces de coworking des Côtes-d'Armor prêts à décoller

Par Matthieu Leman, le 06 juillet 2021

Douze espaces occupent le marché du coworking dans les Côtes-d’Armor. Des endroits fréquentés principalement par des indépendants, qui profitent du besoin de se retrouver entourés et du retour à la normale après la pandémie.

La plupart des utilisateurs sont des travailleurs indépendants, comme ici à L’Echo’système.
La plupart des utilisateurs sont des travailleurs indépendants, comme ici à L’Echo’système. — Photo : Matthieu Leman

On n’a jamais autant parlé des espaces de coworking que depuis que la pandémie de Covid a rebattu les cartes dans le domaine de la localisation du poste de travail. Le télétravail est parfois une contrainte, le bureau a montré ses limites, pas seulement en situation de crise, et le coût et le manque d’agilité de cette organisation a fait réfléchir les entreprises.

François Renard gère Le Pakebot, à Saint-Brieuc.
François Renard gère Le Pakebot, à Saint-Brieuc. - Photo : Matthieu Leman

Entre les deux, il y a donc les douze espaces de coworking costarmoricains. Ils sont parfois très petits, comme Chez Yvonne à Moncontour ou celui du Petit écho de la mode, à Châtelaudren-Plouagat. D’autres sont de vraies petites entreprises dédiées, comme Le Pakebot, à Saint-Brieuc, Cowork in progress, à Saint-Michel-en-Grève, ou L’Echo’système, à Lamballe, qui présente la caractéristique d’être une société coopérative d’intérêt collectif. La Matrice, à Saint-Brieuc, possède également un vernis associatif fort, tandis que WigWam coworking, basé dans les locaux de l’école d’ingénieurs Enssat à Lannion est également géré par l’association éponyme.

Prospections et recrutements

"On vient y chercher également la chaleur de la présence d’autres personnes. On est seul et ensemble", explique François Renard, qui gère le Pakebot (dont il existe une annexe à Ploufragan, dans les locaux de Printcorpgroup, qui partage avec le Pakebot le même propriétaire, Gérard Dahan). La crise sanitaire a d’abord diminué la fréquentation de ces lieux mais, depuis le printemps, l’activité reprend. "On sent que les gens ont envie de revenir en présentiel, à des échanges", remarque Josette Vivier, l’une des cogérantes d’Echo’système.

Isabelle Brunet (à gauche) et Josette Vivier, deux des trois co-gérantes de L’Echo’système, à Lamballe.
Isabelle Brunet (à gauche) et Josette Vivier, deux des trois co-gérantes de L’Echo’système, à Lamballe. - Photo : Matthieu Leman

Chez WigWam, qui est resté fermé depuis un an, on ne sera sans doute pas loin d’être complet à l’heure de la réouverture, le 1er septembre. L’endroit compte une dizaine de postes de travail en open space. "On sent que le télétravail pendant les confinements a provoqué un déblocage", estime "Chamie", l’un des bénévoles. Chez Quay Worker, Élodie Ochs constate également que les espaces de coworking ont "plutôt le vent en poupe". Preuve supplémentaire, les ouvertures récentes du Pakebot (mai 2021) ou de Quay Worker (avril 2021).

Véronique-Anne Hourdin, chargée du développement économique de cinq pépinières d’entreprises dont Ecodia, à Dinan, qui possède son espace de coworking.
Véronique-Anne Hourdin, chargée du développement économique de cinq pépinières d’entreprises dont Ecodia, à Dinan, qui possède son espace de coworking. - Photo : Matthieu Leman

Les utilisateurs de ces lieux sont avant tout des indépendants travaillant dans le graphisme, l’immobilier, la communication, l’informatique… Des entreprises louent également des places en open space ou des bureaux pour qu’un de leurs salariés vienne prospecter le secteur, dans l’éventualité d’y ouvrir un établissement. C’est ce qui s’est passé notamment à l’espace coworking de la pépinière Ecodia, à Dinan, pour une société de rachat de crédit. D’autres y effectuent des recrutements, comme Toyota à L’Echo-système. Tous y viennent chercher des services, comme un accès internet efficace, une photocopieuse, des boissons, un espace cuisine, des salles pour recevoir des clients ou prospects. On trouve également des services plus inattendus comme une douche, à Cowork in progress, ou des animations sur le thème de la détente, au Pakebot.

Les prix à l’heure varient de 3,33 euros avec abonnement à quinze euros sans abonnement suivant les établissements. Les deux autres espaces de coworking sont le Switch (Anticipa) et BZH coworking, à Lannion.

Anticipa, à Lannion, possède son espace de coworking, baptisé le Switch.
Anticipa, à Lannion, possède son espace de coworking, baptisé le Switch. - Photo : Matthieu Leman

La plupart des utilisateurs sont des travailleurs indépendants, comme ici à L’Echo’système.
La plupart des utilisateurs sont des travailleurs indépendants, comme ici à L’Echo’système. — Photo : Matthieu Leman

Poursuivez votre lecture

-30% sur l’offre premium

Abonnez-vous Recevez le magazine imprimé
tous les mois

Voir les offres d'abonnement

Newsletter

Inscrivez-vous pour recevoir la version gratuite de nos newsletters dans votre boîte mail