Côtes-d'Armor

Management

« Les accords signés ont un impact sur le court et le long terme »

Par Julien Uguet, le 01 décembre 2017

Responsable des ressources humaines chez Info DB, à Plérin (Côtes-d'Armor), Marguerite Royer pilote les négociations annuelles obligatoires depuis quatre ans. Bien qu’elle les juge parfois contraignantes dans leur forme, elle estime que ces négociations sont bénéfiques au dialogue social dans l’entreprise.

Marguerite Royer, responsable des ressources humaines chez Info DB (Côtes-d'Armor).
Marguerite Royer, responsable des ressources humaines chez Info DB (Côtes-d'Armor). — Photo : Julien Uguet / Journal des entreprises

Chez Info DB, à Plérin (Côtes-d'Armor), éditeur de progiciel de gestion intégré dans le domaine de l’action sociale, le dialogue social est ancré dans les gènes. Dans cette logique, les négociations annuelles obligatoires (NAO) se déroulent régulièrement sans accroc. « L’important, que l’on soit du côté de l’employeur ou du côté des représentants syndicaux, est de bien préparer les rendez-vous en amont, confirme Marguerite Royer, responsable des ressources humaines depuis 2013. C’est parfois fastidieux mais il est nécessaire de ne pas venir les mains vides pour ne pas décevoir ses interlocuteurs. Comme il est essentiel de disposer d’un recul sur les NAO passées. »

La responsable peut compter sur le soutien du service des ressources humaines du groupe Up, maison-mère d’Info DB (6,5 millions d’euros de chiffre d’affaires, 70 salariés), pour réaliser ce travail. « Des NAO nationales à Paris ont déjà été organisées ce qui offre une base solide de discussion. Après, nous suivons le schéma traditionnel en abordant les quatre thèmes principaux que sont la durée du travail, l’égalité professionnelle, l’insertion des travailleurs handicapés et la rémunération collective. »

Chèque-déjeuner et primes

Marguerite Royer confirme que la question des salaires reste toutefois la thématique principale qui fait débat. « Les autres sujets font souvent l’objet d’accords à côté même si cela n’empêche pas de faire un point d’étape. » La revalorisation de la valeur faciale du titre restaurant et la discussion autour de nouvelles primes sont au cœur des discussions. « Sur la partie des hausses collectives, nous suivons les recommandations du siège qui ont été validées par les organisations syndicales nationales. »

Info DB a ainsi profité des NAO 2017 pour s’aligner sur la politique du groupe autour du lundi de Pentecôte, désormais offert par l’employeur. « Il faut bien mesurer que les accords signés ont un impact sur le court et le long terme. Ils engagent les parties qui ne peuvent plus les dénoncer par la suite. Par ailleurs, en octroyant une augmentation générale, on diminue l’enveloppe des hausses individuelles. Ce sont des éléments à bien prendre en compte. »

Marguerite Royer, responsable des ressources humaines chez Info DB (Côtes-d'Armor).
Marguerite Royer, responsable des ressources humaines chez Info DB (Côtes-d'Armor). — Photo : Julien Uguet / Journal des entreprises

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