Bretagne

Informatique

La dématérialisation guide Cofilmo

Par Julien Uguet, le 13 février 2019

En rachetant l'éditeur et développeur de logiciels de traitement Breidic, la filiale du Crédit Agricole Cofilmo, basé à Loudéac (Côtes-d'Armor), sécurise son activité de dématérialisation des documents. Un axe stratégique de sa croissance.

Benoît Vasselin, directeur industriel, et Jacques Gillet, directeur général de Cofilmo à Loudéac.
Benoît Vasselin, directeur industriel, et Jacques Gillet, directeur général de Cofilmo à Loudéac. — Photo : @JulienUguet

Arrivé à la tête de Cofilmo en 2013, Jacques Gillet en est l’un des premiers surpris. En quelques années, cette société, filiale de six caisses régionales du Crédit Agricole*, est parvenue à une mutation en profondeur de ses activités. Historiquement chargée de la fabrication des chéquiers et de l’édition de relevés des comptes, la PME concentre aujourd’hui ses activités autour de la dématérialisation de documents. « Nous restons sur ce créneau des papiers sensibles, toutefois la dématérialisation nous a amenés à développer de nouvelles compétences pour pouvoir traiter de manière quasi-automatique les informations contenues dans les factures, les papiers officiels, L’idée est d’en sortir les éléments essentiels, pertinents et nécessaires à l’aide à la décision. »

Une croissance forte

Ce virage stratégique était d’autant plus nécessaire que le marché du chèque et des relevés de comptes est en recul structurel. « À l’inverse, notre chiffre d’affaires a affiché une hausse de 28 % en 2018. En 2013, Cofilmo réalisait 12 millions d’euros de chiffre d’affaires pour 90 salariés. C’est désormais 18,6 millions d’euros de chiffre d’affaires avec des perspectives à 20 millions d’euros fin 2019. » En matière d’emploi, les effectifs sont passés de 90 à 180 salariés en 6 ans avec un besoin de plus de 90 collaborateurs dans les 11 mois à venir. « Dans notre filière, le numérique crée de l’emploi. Cela n’est pas sans poser des problèmes en matière de recrutement et d’encadrement d’autant plus que nos bassins d’activités, avec nos unités de Loudéac, Le Mans ou Nantes, sont très différents. » Pour réussir ce pari, Cofilmo a également beaucoup investi au cours des derniers exercices. Autour de 2 millions par an sur la partie impression et numérisation et 1 million d’euros sur le volet digital.

Achat de Breidic

Cette stratégie a amené l’entreprise à racheter la société Breidic, son éditeur de logiciels de vidéo-codage, basé dans les Côtes-d'Armor, à Loudéac. « Il fallait sécuriser un fournisseur avec lequel nous avions noué une certaine dépendance. » L’acquisition de la filiale du groupe MEG Editique s’est effectuée en association avec Edokial, basée à Rodez (12). « Ils utilisent les solutions que nous avons développées. Ils sont certes un peu plus gros que nous, avec 230 salariés et 36,9 millions d'euros de chiffre d’affaires, mais Cofilmo est actionnaire majoritaire. »

Au quotidien, les équipes de Breitic (10 salariés) ont été déployées entre Loudéac et Nantes, où un centre d’affaires vient d’être créé via un investissement de 250 000 euros. « Je vais me charger de superviser les activités de Breidic et prendre un peu de large sur Cofilmo en déléguant une partie de mes activités à Benoît Vasselin, le directeur industriel. » En ligne de mire pour le tandem Breidic/Cofilmo : proposer leurs services à d’autres acteurs du document sécurisé comme des professions réglementées, des entreprises privées, etc.

* Anjou-Maine, Atlantique-Vendée, Morbihan, Ille-et-Vilaine, Finistère et Côtes-d’Armor

Benoît Vasselin, directeur industriel, et Jacques Gillet, directeur général de Cofilmo à Loudéac.
Benoît Vasselin, directeur industriel, et Jacques Gillet, directeur général de Cofilmo à Loudéac. — Photo : @JulienUguet

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