Côtes-d'Armor

Réseaux économiques

La CCI Côtes-d’Armor s’inquiète du nombre croissant de défaillances d’entreprises

Par Matthieu Leman, le 01 juin 2022

Jean-Claude Balanant, élu président de la CCI Côtes-d’Armor en novembre 2021, s’inquiète de la hausse sensible du nombre de liquidations judiciaires depuis le début de l’année. Il se félicite par ailleurs de la bonne santé de la chambre consulaire et de la réussite de son programme de formation au Sénégal, où une mission commerciale aura lieu à la fin de l’année.

Jean-Claude Balanant se veut optimiste sur la conjoncture, bien qu’il s’inquiète de la hausse des défaillances d’entreprises.
Jean-Claude Balanant se veut optimiste sur la conjoncture, bien qu’il s’inquiète de la hausse des défaillances d’entreprises. — Photo : Matthieu Leman

Élu fin novembre 2021, Jean-Claude Balanant, président de la CCI Côtes-d’Armor (150 collaborateurs, 29 000 entreprises ressortissantes pour 95 000 salariés en 2021), a profité de l'assemblée générale de la chambre consulaire le 23 mai pour dresser un bilan du dynamisme économique dans le département. Il note une hausse du nombre des défaillances d'entreprises dans le département. En particulier des liquidations judiciaires, dont le nombre s’élevait fin avril à 74 contre 28 un an plus tôt. Ces défaillances concerneraient un grand nombre d’entreprises nées pendant les confinements, selon l'élu consulaire.

Et de rappeler l’importance de la cellule Allo CCI Prévention, qui possède désormais trois volets, depuis la convention passée avec l’association 60 000 rebonds. Celle-ci vise à aider les chefs d’entreprise ayant vécu une liquidation à retrouver une activité, dans le salariat ou de nouveau l’entreprenariat. Les deux autres volets sont portés par l’association CIP 22, qui permet d’aiguiller l’entrepreneur lors des premières difficultés, et l’Apesa 22, qui vient en aide aux patrons en proie à des difficultés psychologiques. En 2021, 29 entreprises costarmoricaines ont été accompagnées dans le cadre du CIP 22 et 18 dirigeants ont bénéficié d’un accompagnement psychologique.

Des échanges fructueux avec le Sénégal

Le "Projet H2", qui prévoit notamment la construction d’une station de production d’hydrogène vert à Plaine-Haute, suit son cours. Le montage du dossier de demande de financement auprès de l’Ademe se poursuit, pour un dépôt qui pourrait avoir lieu à l’automne. Le financement par l’agence de la transition écologique pourrait s’élever à près de 40 %. L’unité de production coûterait 16 millions d’euros.

Jean-Claude Balanant s’est félicité de la réussite du programme de formation mené au Sénégal, qui a touché 400 personnes dites fragiles (jeunes, femmes, candidats à la migration). Cette action a bénéficié du financement européen Archipelago, qui s’élevait à 500 000 euros. La CCI Côtes-d'Armor est sur les rangs pour remporter un projet similaire en République du Congo. En attendant, à la fin de l’année, une mission commerciale pourrait se rendre au Sénégal avec des entreprises costarmoricaines. "Nous pouvons y développer des activités mais aussi les sécuriser car la CCI est connue là-bas maintenant", souligne le président.

Économies d’échelle

Enfin, côté finances, Jean-Claude Balanant s’est félicité de la bonne santé des finances de la chambre, malgré les baisses successives des contributions de l’État, passées de 6,3 millions d’euros en 2013 à 3,6 millions d’euros en 2021, avec encore une diminution de 600 000 euros l’année dernière. Le budget de la chambre s’élève à 20 millions d’euros, à l’équilibre, tandis que la capacité d’autofinancement reste positive et que le fonds de roulement a légèrement augmenté.

Après avoir diminué les charges de personnel et augmenté les facturations, notamment liées aux services aux entreprises, le processus des économies d’échelle se poursuit. Après le service informatique unique pour les chambres territoriales bretonnes, les achats, d’autres fonctions support et même des activités de conseil pourraient être centralisés sur un seul lieu. "Mais si nous sommes proches des autres chambres, nous devons maintenir des centres de décision à l’échelle des départements", a conclu Jean-Claude Balanant.

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