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La Blanchisserie d'Armor rachetée par le groupe malouin Raulic

Par Néréa Brouard, le 15 septembre 2021

À Saint-Cast-le-Guildo, la Blanchisserie d’Armor a intégré, en juillet, le groupe Raulic, basé à Saint-Malo, qui espère ainsi développer et sécuriser ce pan de son activité. En 2020, l’entreprise costarmoricaine avait beaucoup souffert de la crise sanitaire, ses principaux clients étant des hôtels et des collectivités.

Le groupe Raulic envisage d’améliorer un parc matériel "déjà satisfaisant" grâce aux nouvelles technologies pour améliorer les conditions de travail et notamment réduire les troubles musculosquelettiques.
Le groupe Raulic envisage d’améliorer un parc matériel "déjà satisfaisant" grâce aux nouvelles technologies pour améliorer les conditions de travail et notamment réduire les troubles musculosquelettiques. — Photo : DR

La Blanchisserie d’Armor a été rachetée en juillet par le Groupe Raulic (60 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2019, 900 salariés), basé à Saint-Malo (35). L’entreprise costarmoricaine compte parmi les sociétés emblématiques de Saint-Cast-le-Guildo. "Elle a été créée par ma mère en 1964, précise son actuel directeur d’exploitation, Hubert Ohier. Autour de deux principales activités : la blanchisserie et un magasin de droguerie quincaillerie. "

Le confinement a durement éprouvé l’entreprise qui employait, en 2019, l’équivalent de 29 temps plein. " L’essentiel de notre activité, 70 %, consiste à louer et entretenir du linge pour des hôtels et collectivités. Les 30 % restants concernent le lavage de vêtements de travail, couvertures ou couettes pour des entreprises. Lors du premier confinement, même si nous avons continué à travailler pour les Ehpad et les maisons de retraite, nous n’avons fonctionné qu’un jour toutes les deux semaines. Le chiffre d’affaires qui s’élevait à 2,3 millions d’euros, en 2019, a chuté à 1,5 million en 2020. " L’entreprise qui avait investi 1,5 million, en 2016 et 2017, s’est donc retrouvée en difficulté. "J’étais déjà en contact, depuis 2018 avec le groupe Raulic. Il n’y avait pas de repreneur dans la famille et ce n’est pas facile de vendre une blanchisserie. J’ai donc accepté leur proposition de rachat. À deux ans de la retraite, cela m’assure une fin de carrière sereine et, surtout, la pérennité de l’entreprise."

"Plus forts à deux que seul"

Pour le groupe Raulic, spécialiste de la thalasso aux nombreuses activités connexes (chocolats fins, cosmétiques…), le rachat de l’entreprise castine, acté en juillet, permet d’envisager "un développement et une sécurisation de l’activité blanchisserie", selon Antoine Bordron, directeur administratif et financier. Cette activité représentait 10 % de son chiffre d’affaires avant le rachat, 13 % après.

Le groupe a également été fortement impacté par la pandémie, "comme toutes les entreprises dont le cœur de métier est le tourisme. Avec 900 salariés, notre chiffre d’affaires était de 60 millions en 2019. En 2020, pour ne parler que de l’activité blanchisserie, ce chiffre a baissé de 40 %. Le rachat de la Blanchisserie d’Armor, en cas de panne de machines, nous garantit une poursuite de l’activité. Elle nous donne aussi l’opportunité d’agrandir une clientèle à l’ouest de la région Bretagne. "

Partant du principe, "qu’à deux on est plus forts que seul", Antoine Bordron envisage l’intégration de l’entreprise de Saint-Cast-le-Guildo comme "un échange de bonnes pratiques. Le parc matériel y est très satisfaisant mais comme c’est un secteur en pleine évolution, nous allons améliorer les conditions de travail grâce aux nouvelles technologies. Nous avons beaucoup à nous apporter. La Blanchisserie d’Armor partage, en outre, de nombreuses valeurs communes avec notre entreprise créée et dirigée par la même famille depuis trois générations. "

Le groupe souhaite ainsi continuer à offrir à ses clients une alternative de blanchisseur indépendant, "vertueux en performance énergétique grâce à un ratio de consommation en eau hyper performant".

Le groupe Raulic envisage d’améliorer un parc matériel "déjà satisfaisant" grâce aux nouvelles technologies pour améliorer les conditions de travail et notamment réduire les troubles musculosquelettiques.
Le groupe Raulic envisage d’améliorer un parc matériel "déjà satisfaisant" grâce aux nouvelles technologies pour améliorer les conditions de travail et notamment réduire les troubles musculosquelettiques. — Photo : DR

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