Côtes-d'Armor

Industrie

Ecovrac investit pour réduire ses délais de livraison

Par Julien Uguet, le 29 mars 2021

Filiale du groupe Ames, le fabricant de remorques de transport Ecovrac investit 3 millions d’euros dans l’agrandissement de ses locaux de production à Saint-Caradec, dans les Côtes-d'Armor. La PME familiale veut se développer à l’export.

Ecovrac produit 50 semi-remorques et 30 porteurs par an. Son ambition est d’augmenter sa production de 30 %.
Ecovrac produit 50 semi-remorques et 30 porteurs par an. Son ambition est d’augmenter sa production de 30 %. — Photo : DR

Avec un carnet de commandes de 22 mois, la société Ecovrac, basée à Saint-Caradec (Côtes-d’Armor), a le vent en poupe. Spécialisée dans la fabrication de remorques de transport agroalimentaire en vrac, la filiale du groupe familial Ames, basé à Vineuil (Loir-et-Cher), restait toutefois contrarié par l’incapacité d’offrir un service client optimal en matière de délai.

"La visibilité est une très bonne chose afin d’adapter l’organisation industrielle au mieux, confirme Aurélie Fromet-Savignard, présidente d’Ecovrac (10 millions d’euros de chiffre d’affaires, 55 salariés). Toutefois, commercialement, annoncer aux clients qu’il lui faudra attendre près de deux ans pour avoir sa remorque n’est pas la situation la plus idéale."

Augmenter la productivité de 30 %

De ce constat, Ecovrac a tiré un projet d’extension de son unité de production d’une surface actuelle de 10 800 m². "Nous allons construire 2 500 m² de clos couvert supplémentaires pour une enveloppe globale de 3 millions d’euros." Pour la PME costarmoricaine, qui produit 50 semi-remorques et 30 porteurs par an, l’ambition est d’augmenter sa production de 30 % ce qui lui permettra de réduire d’autant ses délais de livraison.

Lauréate du plan France Relance, Ecovrac a bénéficié d’un coup de pouce de l’État de 400 000 euros. "C’est une belle reconnaissance de notre engagement pour le territoire, ajoute Aurélie Fromet-Savignard. Toutefois, notre investissement n’était pas conditionné à cette aide de l’État. Elle nous a juste permis d’accélérer le programme. La dizaine d’emplois créés sera également plus rapide. C’est une bonne chose dans un contexte nécessaire d’accompagnement de la reprise. "

Cap vers l’international

Ecovrac entend également profiter de cette nouvelle étape dans son développement pour poursuivre son travail d’innovation. "Nous finalisons le lancement de notre dernier modèle qui offre plus de fonctionnalités à ses usagers, des automatismes plus élaborés et une meilleure traçabilité des livraisons, chaque citerne pouvant contenir jusqu’à 10 compartiments différents, précise Aurélie Fromet-Savignard. Nous entendons aussi poursuivre notre travail d’optimisation des postes stratégiques de notre process. Si la Scam, entreprise voisine de Saint-Barnabé, nous fournit les longerons en acier, nous avons développé une véritable expertise sur la fabrication sur mesure des châssis qui portent nos citernes. Cela nous offre une véritable flexibilité, indépendance et réactivité."

Avec cette extension, Ecovrac lorgne également les marchés export, notamment le Maghreb et l’Afrique du Nord. "L’international représente 10 % de notre chiffre d’affaires mais la demande est de plus en plus forte dans ces pays. Nous avons de réelles possibilités de croissance sur ces marchés qui sont demandeurs de technologies de transport moderne. Cet investissement majeur dans l’histoire d’Ecovrac doit clairement nous y aider."

Ecovrac produit 50 semi-remorques et 30 porteurs par an. Son ambition est d’augmenter sa production de 30 %.
Ecovrac produit 50 semi-remorques et 30 porteurs par an. Son ambition est d’augmenter sa production de 30 %. — Photo : DR

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