Côtes-d'Armor

Gestion

Tribune Dématérialisation des factures : choisir une plateforme de sauvegarde certifiée

Par Nicolas Beaudic, consultant stratégique chez Cerfrance Côtes-d'Armor, le 11 octobre 2021

La facture électronique va devenir obligatoire en 2024. Cette exigence fiscale de la Loi de Finances 2021 contraint les entreprises à se préparer dès à présent à cette transition numérique imposée.

Nicolas Beaudic, consultant stratégique chez Cerfrance Côtes-d'Armor
Nicolas Beaudic, consultant stratégique chez Cerfrance Côtes-d'Armor — Photo : DR

Avant juillet 2024, chaque entreprise, quels que soient sa taille et son secteur d’activité, devra utiliser une "plateforme d’échange certifiée" lui permettant d’envoyer ou de recevoir ses factures en respectant les conditions imposées par l’État. Cette plateforme aura pour mission de contrôler la validité fiscale des factures, extraire certaines informations fiscales pour les transmettre à la Direction générale des finances publiques (DGFIP), identifier la plateforme à laquelle est associé le destinataire puis lui transmettre la facture validée et enfin informer en retour de la bonne fin de ces opérations.

La sélection de la plateforme devra répondre à plusieurs critères : être interopérable avec les solutions de comptabilité et de facturation de l’entreprise, accessible aux TPE et PME, et apporter une valeur ajoutée comme le traitement des factures dans différents formats ou la gestion des paiements. Last but not least, elle devra bien évidemment garantir la sécurité des données.

Outre la plateforme Chorus Pro portée par l’État, de nombreuses plateformes privées devraient voir le jour dans les prochains mois à l’initiative des cabinets comptables et des banques. Ces plateformes proposeront des services plus larges comme le suivi des règlements, la transmission des commandes ou des bons de livraison, un coffre-fort sécurisé, des tableaux de bord.

Reste qu’au-delà du choix de la seule plateforme sécurisée, le passage à la facture électronique pour une entreprise est un projet majeur qui doit être préparé avec les clients, les fournisseurs et les collaborateurs. L’entreprise doit notamment vérifier que son logiciel de facturation saura s’adapter à la future obligation et anticiper au besoin son remplacement. Si le logiciel présente toutes les garanties d’évolution, l’entreprise pourra commencer dès à présent à réfléchir aux conséquences de l’obligation de facturation électronique sur son organisation et à collecter certaines informations sur ses clients qui lui seront utiles en 2024.

Nicolas Beaudic, consultant stratégique chez Cerfrance Côtes-d'Armor
Nicolas Beaudic, consultant stratégique chez Cerfrance Côtes-d'Armor — Photo : DR

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