Côtes-d'Armor

Biens de consommation

Claripharm s'agrandit et explose à l'export avec ses produits pour l'intimité féminine

Par Matthieu Leman, le 17 septembre 2021

Claripharm, spécialiste des produits de l’intimité féminine, vient de réussir une levée de fonds qui va lui permettre, selon les termes de sa dirigeante, Clarisse Le Court, de "changer de braquet". Au menu, un déménagement, des embauches, le renforcement de l’export et de nouveaux produits.

Une partie de l’équipe de Claripharm, avec Clarisse Le Court (première à gauche).
Une partie de l’équipe de Claripharm, avec Clarisse Le Court (première à gauche). — Photo : Matthieu Leman

L’année est chargée pour Claripharm. Le spécialiste des produits de l’intimité féminine, installé depuis sa création en 2013 à Saint-Alban, multiplie les actualités.

Ce 15 septembre, l’entreprise a annoncé la réussite d’une levée de fonds auprès de deux investisseurs : MBA Mutuelle et Breizh Invest PME. Le montant reste secret mais Clarisse Le Court, la dirigeante, la qualifie de "fabuleux accélérateur qui va nous permettre de changer de braquet".

En janvier, l’annonce de sa qualité de lauréate dans le cadre du Plan de relance de l’État a mis en lumière la société. Cet apport de 160 000 euros (50 % au lancement du projet et 50 % à la finalisation du projet) a permis de lancer un projet déjà dans les tuyaux. "Nous allons faire évoluer notre outil de production, actuellement situé à Pléneuf-Val-André sur 500 m²", explique Clarisse Le Court. Il s’agit d’intégrer un laboratoire de formulation à l’unité de production, dans des locaux encore à trouver. "Nous recevons beaucoup d’aides et d’écoutes de la part de la mairie et de la communauté de communes. Ça fait du bien", se félicite la cheffe d’entreprise.

Quatre nouveaux produits lancés

Si cette unité de production concerne la fabrication de dispositifs médicaux liquides, l’entreprise, longtemps mono-produit, a procédé depuis le début de l’année à quatre nouvelles mises sur le marché. À la coupe menstruelle, qui "nous a fait manger depuis cinq ans", confie Clarisse Le Court, se sont ajoutés un nettoyant intime, un complément alimentaire pour règles douloureuses, une culotte menstruelle et une box de désinfection pour les coupes menstruelles. "Tout ce qu’on avait mis en place depuis de nombreuses années sort maintenant", reprend la Costarmoricaine. Et ce n’est pas fini puisque le portefeuille de R & D comporte encore dix projets, qui doivent être lancés au rythme de deux par an.

Explosion de l’export

La croissance de Claripharm passe également par les certifications de produits, indispensables pour intégrer les marchés étrangers. "L’export commence à avoir une grande place et on s’attend à une grosse envolée à la fin de l’année ou au début de l’année prochaine", explique Clarisse Le Court. Titulaire de la certification ISO 13 485 nécessaire à la commercialisation des dispositifs médicaux en Europe, l’entreprise possède également la MDSAP pour les marchés US, canadien, brésilien, australien et, depuis juin, japonais. "Nous couvrons désormais 30 à 40 % des femmes dans le monde."

Mais ces "barrières d’entrée" coûtent cher. Pour la coupe menstruelle, l’investissement pour la validation des tests s’est monté à une somme supérieure à 500 000 euros en six ans. Quant aux brevets, s’il faut dépenser 10 000 euros pour les USA, la somme s’élève à 75 000 euros pour l’Europe, frais de traduction et administratifs obligent… Les réseaux de distribution varient également suivant les pays : pharmacies en France et au Canada, retail aux USA, digital au Vietnam. En tout une trentaine de pays (la liste s’agrandit de trois à quatre unités par an) où Claripharm confie la commercialisation à des distributeurs, dont elle est toujours en recherche. La levée de fonds de septembre va permettre la création d’une filiale aux USA, "pour améliorer notre présence sur ce marché".

Nouveaux recrutements

Clarisse Le Court regarde devant et est à la recherche de quatre nouveaux collaborateurs : des responsables réglementaire, qualité, achats et un comptable. Ils seront bientôt une quinzaine. À la fin de l’année, une nouvelle version de Claricare, coque de protection des parties intimes de la femme à la suite de plaies va être relancée, dans une version plus légère, plus confortable et plus adaptée, fruit d’une collaboration avec un designer et Breizh Fab. Un produit dont Claripharm, qui garde jalousement secret son chiffre d’affaires, possède un brevet international.

Une partie de l’équipe de Claripharm, avec Clarisse Le Court (première à gauche).
Une partie de l’équipe de Claripharm, avec Clarisse Le Court (première à gauche). — Photo : Matthieu Leman

Poursuivez votre lecture

-30% sur l’offre premium

Abonnez-vous Recevez le magazine imprimé
tous les mois

Voir les offres d'abonnement

Newsletter

Inscrivez-vous pour recevoir la version gratuite de nos newsletters dans votre boîte mail