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Bretagne Commerce International adapte ses propositions aux entreprises

Par Matthieu Leman, le 08 juillet 2022

Avec la reprise des opérations autour de l’export, le budget de l'association d'entreprises Bretagne Commerce International est en hausse. L’adaptation aux évolutions conjoncturelles et la décarbonation figurent parmi les défis de l’organisation et de ses 1 000 membres.

Christian Quefellec, président de BCI.
Christian Quefellec, président de BCI. — Photo : Matthieu Leman

Le budget de l'association d'entreprises Bretagne Commerce International (BCI) devrait être de l’ordre de 6,7 millions d’euros, principalement abondés par la Région Bretagne et la CCI régionale. Un budget en hausse par rapport à ceux de 2021 (5,22 millions d’euros) et 2020 (4,6 millions d’euros), mais qui n'atteint pas celui d'avant-crise du Covid (7,3 millions d’euros en 2019). Ces fluctuations importantes sont bien sûr dues à la crise sanitaire qui a affecté les dépenses de participation à des salons internationaux et des visites d’entreprises d’acheteurs dans les entreprises bretonnes (25 pour une mise en relation avec 125 entreprises différentes en 2021).

Le résultat net de BCI est ressorti à 2 000 euros en 2021, et près de 9 300 accompagnements ont été réalisés pour près de 2 000 entreprises.

Le sujet de la décarbonation

"Le monde ne s’arrête pas mais évolue. En tant qu’opérateur et facilitateur de business à l’international, nous devons adapter nos propositions", confiait Didier Sturlan, directeur général de BCI, à l'occasion de l’assemblée générale du réseau début juillet. Ces adaptations passent par des informations en matière réglementaire apportées aux 963 adhérentes cotisantes tout au long de l’année mais aussi par l’orientation des offres. "Notre agilité nous permet de cibler les régions ou pays en fonction de l’évolution de la situation. En ce moment, l’Europe et la zone euro sont privilégiées, plus stables que le grand export", détaille-t-il.

Le président de BCI Christian Queffelec insiste de son côté sur la transition de la décarbonation. "Elle va s’imposer aussi fort à l’international. Prenons l’exemple d’un biscuitier. Si la production de la farine qu’il utilise a participé à la déforestation, il ne vendra pas à l’international. Si ses œufs ne viennent pas de poules de plein air, non plus. Si son packaging a un bilan carbone trop important, non plus. Les changements seront violents et nos conseils pour aider les PME et TPE à réaliser cette transition sont encore plus importants." Le dirigeant, qui n’exclut pas que BCI s’empare du sujet des importations "si nos financeurs (Région et CCI, NDLR) nous le demandent", voit également en l’Afrique une terre de développement pour les entreprises bretonnes.

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