Saint-Brieuc

Infrastructure

Ailes Marines obtient ses autorisations administratives pour le parc de Saint-Brieuc

Par Julien Uguet, le 20 avril 2017

Futur constructeur et exploitant du parc éolien offshore de Saint-Brieuc, Ailes Marines a obtenu les autorisations administratives pour poursuivre le projet.

Le Journal des Entreprises
Le Journal des Entreprises — Photo : Le Journal des Entreprises

Société en charge du développement, de la construction et de l'exploitation du projet de parc éolien en mer de la Baie de Saint-Brieuc, Ailes Marines vient d'obtenir les trois autorisations administratives nécessaires à la construction et à l'exploitation de l'infrastructure censée rentrer en service en 2020. « C'est une véritable satisfaction car elle démontre la pertinence de notre dossier, précise Emmanuel Rollin, directeur d'Ailes Marines. Ces accords ne sont qu'une étape supplémentaire mais elle conforte nos prises de risques depuis cinq ans puisque, pour l'instant, l'ensemble des investissements réalisés, soit prêt de 50 millions d'euros, ont été réalisés en autofinancement ».

Un investissement de 2,5 milliards d'euros

Les trois autorisations accordées, le 18 avril 2017, par le préfet des Côtes-d'Armor concernent la concession d'utilisation du domaine public maritime, l'autorisation unique pour les installations ouvrages travaux et activités et l'approbation du projet d'ouvrage privé. « Les services de l'État valident à la fois la qualité des études menées, l'intérêt général du projet et sa compatibilité avec les grands enjeux environnementaux identifiés. » Ailes Marines va maintenant finaliser les études techniques et définir le scénario d'aménagement du port de maintenance de Saint-Quay Portrieux en lien avec le cabinet d'ingénierie parisien Setec retenu pour coordonner ce dossier.

Le calendrier ne change pas pour les sous-traitants

Du côté de l'organisation industrielle de la future filière, qui doit permettre des retombées économiques au niveau du territoire, le calendrier ne bouge pas. « Nous sommes toujours, en incluant les recours, dans un début des travaux à l'horizon 2019 pour une mise en service 18 mois plus tard. Ces autorisations sont une étape supplémentaire pas une accélération. » S'il faudra encore faire preuve de patience avant de mesurer, dans son carnet de commandes, l'impact de chantier qui s'annonce pharaonique, Emmanuel Rollin se veut rassurant : « nos engagements seront tenus. Une PME comme Sameto à Dinan est l'exemple même qu'il est possible de trouver sa place dans ce projet. Il faut que les sous-traitants intéressés acceptent de continuer à prendre des risques. C'est un pari sur l'avenir mais c'est un pari que nous faisons avec eux. » La co-entreprise, qui emploie actuellement une quarantaine de salariés, est détenue par Iberdrola, Res, et la Caisse des Dépôts qui investissent 2,5 milliards d'euros dans ce projet structurant pour les Côtes-d'Armor.

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