Industrie

Svaba : Quand l'algue du Bassin devient un engrais vendu en grande surface

Par Yann Buanec, le 02 janvier 2015

Environnement Svaba récupère les algues collectées sur les plages d'Arcachon pour les transformer en engrais. Poudre et liquide sont vendus localement... pour l'instant.
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Le Journal des Entreprises — Photo : Le Journal des Entreprises

« Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ». Et c'est ainsi que les algues qui s'échouent sur les plages d'Arcachon sont récupérées pour être transformées en engrais. Cette transformation est l'oeuvre de la société Svaba (Société de valorisation des algues du bassin d'Arcachon), reprise en juin 2013 par Michel Ithurbide. L'activité n'est encore qu'à ses débuts, puisque la commercialisation des produits est réalisée depuis décembre 2014. Svaba propose un engrais sous forme de poudre ou sous forme liquide. Un engrais dont la seule matière première est l'algue du Bassin d'Arcachon. La Cobas (Communauté d'Agglomération du Bassin d'Arcachon Sud) dépose dans la cour de la société les herbes marines ramassées sur les plages. Celles-ci passent ensuite dans diverses machines pour être dessablées, lavées et pressées. « Nous avons soit inventé des machines, soit adapté des matériels existants, comme une presse à raisin ou un immense tambour qui lave les salades, explique Fabrice Deniau. Mais une partie du tri doit encore être réalisée à la main, pour retirer certains objets qui restent agglomérés ». En 2014, la Cobas a livré 500t d'algues, contre 2.000t les années précédentes. « Nous devrions produire 30.000l de poudre et 10.000 de jus, annonce Michel Ithurbide, gérant. Les produits sont commercialisés dans le magasin Leroy Merlin de Biganos, et prochainement chez Maïsadour et Weldom, à La Teste-de-Buch. »




200.000€ de CA en 2015

Pour vendre ses engrais, Michel Ithurbide met en avant leur production locale, mais aussi leurs propriétés : « La concentration d'azote est trois fois inférieure aux engrais "classiques", mais l'effet de rémanence dure un an, contre 3 mois, et la plante ne connaît aucun stress ». Il espère dégager un chiffre d'affaires de 200.000€ en 2015. Des contacts sont en cours pour développer la commercialisation au-delà du Bassin d'Arcachon : « Si nous recevons 5.000t d'algues, nous saurons les traiter ! »

Svaba



(La Teste-de-Buch) Gérant : Michel Ithurbide 1 salarié @email

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