Gironde

Financement

Pourquoi HelloAsso cajole ses salariés jeunes parents

Par Astrid Gouzik, le 05 novembre 2020

L'engagement sociétal, c'est l'ADN de HelloAsso, plateforme de financement participatif pour les associations. Alors quand il est question d'égalité entre les hommes et les femmes, la start-up béglaise se plie en quatre. 

Hannah Berkouk, directrice générale, et Léa Thomassin, présidente de HelloAsso
Hannah Berkouk, directrice générale, et Léa Thomassin, présidente de HelloAsso. — Photo : Astrid Gouzik/JDE

Douze. C’est le nombre de bébés qui auront pointé le bout de leur nez en 2020 chez HelloAsso (5,2 M€ de CA en 2020), start-up qui a créé une plateforme de paiement dédiée aux associations. Un baby-boom logique dans une entreprise où la moyenne d’âge avoisine les 28 ans pour les 70 salariés, basés à la Cité numérique, à Bègles. Et autant de raisons de cocooner leurs jeunes collaborateurs. En février dernier, HelloAsso, aux côtés de 376 autres entreprises, devenait signataire du Parental Act, une charte offrant un mois de congé entièrement rémunéré au deuxième parent à la naissance d’un enfant.

Réduire les inégalités hommes/femmes

« Ce n’est pas seulement une question de répartition des tâches à la maison, détaille Hannah Berkouk, directrice générale d’HelloAsso. Cette initiative partait du constat que le congé parental est un facteur important dans l’inégalité hommes/femmes au travail. Les femmes se voient refuser des postes ou des promotions car les employeurs redoutent le congé maternité. Si le congé est plus long également pour le deuxième parent, la situation se rééquilibre ».

Un engagement fort pris par la start-up girondine avant l’annonce par le gouvernement de l’allongement du congés paternité à 28 jours. Loin des postures de communication, HelloAsso se réjouit de cette législation : « Ce n’est qu’en généralisant ce congé paternité long pour le père que les inégalités diminueront », estime Léa Thomassin, sa présidente. « Il faut le reconnaître ce dispositif avait un coût important pour l’employeur. Si c’est tenable pour une petite entreprise comme nous, ça ne l’était pas pour les grosses structures dont beaucoup de salariés étaient concernés ».

Un fonds solidaire pendant le confinement 

La PME a d’ailleurs consenti un autre effort financier pour le bien-être de ses salariés. Pendant la première période de confinement, l’entreprise a mis en place un fonds de solidarité pour les jeunes parents. Ainsi elle offrait 8 jours de congés supplémentaires aux parents qui ne pouvaient pas à la fois télétravailler et garder leurs enfants. Dix salariés ont bénéficié de ce dispositif. HellaAsso n’a, en revanche, pas eu recours au chômage partiel car les associations ont eu une activité accrue durant cette période. « C’était vraiment un pacte de confiance avec nos salariés. Eux nous assuraient qu’ils utilisaient ces jours de congés pour la garde de leurs enfants et nous leur montrions que l’entreprise était engagée à leur côté dans ce moment compliqué », relate Léa Thomassin.

La présidente de HelloAsso en est persuadée, « la qualité des liens de l’équipe est un facteur clé de notre performance. C’est ce qui fait notre force ». En multipliant ces initiatives, en favorisant le télétravail, en laissant un maximum d’autonomie à ses collaborateurs, elle œuvre ainsi à la bonne marche de son entreprise. Le taux de turnover est faible alors que les salariés jeunes sont souvent les plus difficiles à fidéliser, particulièrement dans le numérique.

Hannah Berkouk, directrice générale, et Léa Thomassin, présidente de HelloAsso
Hannah Berkouk, directrice générale, et Léa Thomassin, présidente de HelloAsso. — Photo : Astrid Gouzik/JDE

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