Gironde

Industrie

Paprec a investi 20 millions d'euros pour moderniser son site girondin

Par Astrid Gouzik, le 08 octobre 2021

Le groupe familial Paprec, spécialiste de la collecte et du recyclage des déchets, a entièrement reconstruit son usine d’Illats. Capacités étendues et un process modernisé pour devenir le premier site girondin adapté à l’extension des consignes de tri.

L’usine de tri d’Illats (Gironde) a été entièrement démolie puis reconstruite par Paprec.
L’usine de tri d’Illats (Gironde) a été entièrement démolie puis reconstruite par Paprec. — Photo : Astrid Gouzik

Il aura fallu un an au géant français du recyclage Paprec (2 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2021 et 12 500 salariés) pour faire de son usine de tri d’Illats la première usine de Gironde adaptée à l’extension des consignes de tri. Le groupe, fondé en 1994 par Jean-Luc Petithuguenin, a investi 20 millions d’euros pour démolir puis intégralement reconstruire cette usine sortie de terre dans les années 2000 dans le sud du département.

700 000 habitants de la dizaine de communes desservies par ce centre de tri pourront désormais mettre dans la poubelle de déchets recyclables l’ensemble de leurs emballages plastiques, et non plus seulement les bouteilles. "Les technologies mises en place sur cette usine permettent de capter 95 % des déchets recyclables entrants", a insisté François Pouliquen, directeur de territoire Nouvelle Aquitaine, lors de l’inauguration du site.

Une dizaine de matières recyclables

Les déchets des poubelles jaunes arrivent en vrac sur le site. Les nouveaux équipements, notamment les dix trieurs optiques capables de séparer à grande vitesse les déchets entrants, permettent d’obtenir en sortie une dizaine de matières recyclables différentes (PET clair, foncé, PE/PP, PEHD, papiers, cartons, acier, ferraille…) qui deviennent ensuite des nouvelles matières premières. Les plastiques deviennent des matières premières issues du recyclage après passage dans des usines de régénération Paprec.

40 000 tonnes de déchets issus de la collecte sélective seront triées chaque année sur le site girondin de Paprec.
40 000 tonnes de déchets issus de la collecte sélective seront triées chaque année sur le site girondin de Paprec. - Photo : Astrid Gouzik

L’usine d’Illats, dont les capacités ont été étendues pour traiter 40 000 tonnes de déchets par an, emploie désormais 50 personnes contre 30 personnes avant les travaux. "Nous avons créé 2 000 emplois sur la totalité de nos sites sur les trois dernières années", relève Jean-Luc Petithuguenin pour accentuer le fait que modernisation et automatisation des usines ne signifient pas forcément destruction de l’emploi.

Un plan à 400 millions d’euros

Le site girondin est l’une des dernières briques d’un vaste plan de modernisation de ses trente usines françaises dédiées au tri de la collecte sélective, baptisé "Trivalo". Afin d’adapter ces différents sites aux nouvelles normes de tri, Paprec a déboursé 400 millions d’euros ces dernières années. "Depuis notre création, nous avons investi 2 milliards d’euros dans l’outil industriel", insiste Jean-Luc Petithuguenin.

À Illats, l’usine génère chaque année 7 millions d’euros de chiffre d’affaires, pour un investissement de 20 millions d’euros. "Notre force c’est le temps long", admet le dirigeant de l’entreprise familiale. "Pour l’instant, nous ne gagnons pas d’argent ici. Ce qui m’intéresse c’est de savoir quelle est notre vision à dix ans". Et de conclure : "Nous sommes en train de gagner des combats pour une planète plus verte. Le recyclage est l’un des moyens pour y arriver".

L’usine de tri d’Illats (Gironde) a été entièrement démolie puis reconstruite par Paprec.
L’usine de tri d’Illats (Gironde) a été entièrement démolie puis reconstruite par Paprec. — Photo : Astrid Gouzik

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