Bordeaux

Numérique

Mirakl lève 255 millions d'euros et confirme son développement bordelais

Par Astrid Gouzik, le 24 septembre 2020

La start-up Mirakl, récemment installée à Bordeaux, a bouclé une levée de fonds record de 300 millions de dollars (225 millions d'euros). L'entreprise, qui développe des solutions logicielles de places de marché, prévoit de recruter 400 personnes en France, dont 50 personnes à Bordeaux. 

L'équipe de Mirakl
Mirakl devrait créer 400 emplois en France, sur trois ans. — Photo : DR

Un record pour la French Tech tricolore et une nouvelle réjouissante pour l’écosystème numérique bordelais. La start-up Mirakl, éditeur de solutions de marketplace, a annoncé avoir bouclé une levée de fonds de 300 millions de dollars (soit environ 255 millions d’euros), menée par le fonds international Permira et ses investisseurs historiques (83North, Bain Capital Ventures, Elaia Partners et Felix Capital). Valorisée à plus d’1,5 milliard de dollars, la jeune pousse parisienne s’est muée en licorne (ces start-up dont la valorisation dépasse le milliard de dollars). 

Cette levée de fonds record va permettre à Mirakl de financer sa croissance et entérine du même coup ses intentions, annoncées fin 2019, d’installer un centre de R & D à Bordeaux. " Aujourd’hui, nous avons 10 personnes sur place, installées dans un espace de coworking proche de la gare Saint-Jean. Notre objectif est de recruter cinquante personnes ", détaille Dickel Sooriah, VP marketing EMEA de Mirakl. Le recrutement de l’équipe ayant été compliqué par la crise du Covid, la start-up est toujours à la recherche de profils senior dans le développement de framework Java type Spring, d’architectes Front-End, voire des postes de product designer dans un second temps.

" Le choix de Bordeaux répondait à notre besoin de trouver des talents et de les fidéliser. La LGV ajoutée au tissu académique et à la qualité de vie de Bordeaux a achevé de nous convaincre. Pour nous, c’était aussi rassurant parce que d’autres grosses sociétés du numérique y sont établies, comme OVH, Deezer, Betclic, Ubisoft… Tout cela témoigne d’une certaine excellence française en termes d’engineering ", raconte Dickel Sooriah.

Durant le confinement, Mirakl a enregistré une accélération phénoménale de son activité. À la fin du premier semestre, elle annonçait une croissance de 111 % de son volume d’affaires, ajoutait 25 nouveaux clients à son portefeuille et percevait déjà le potentiel du marché BtoB. " Cette levée de fonds va notamment nous permettre d’investir dans notre produit pour répondre aux spécificités du BtoB et de recruter dans tous nos métiers ", conclut Dickel Sooriah. De quoi créer 400 emplois en France sur 3 ans, dont 300 postes d’ingénieurs.

Si la levée de fonds permet à Mirakl de passer un cap dans son développement, c'est aussi une belle opération pour les investisseurs dont le fonds britannique 83North, partenaire de la start-up depuis 2015. Mirakl devient ainsi la douzième licorne de son portefeuille, pour seulement 75 investissements, comme précisé sur son site internet. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que 83North a du flair, surtout pour dénicher des pépites tricolores. Au même moment, il participait au tour de table de 90 millions de dollars du lillois Exotec (200 salariés) qui fabrique dans son usine, basée à Croix (Nord) des robots collaboratifs destinés à équiper les entrepôts logistiques. L'entreprise compte accélérer l'internationalisation de ses robots.

L'équipe de Mirakl
Mirakl devrait créer 400 emplois en France, sur trois ans. — Photo : DR

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