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Vin

Les ventes des vins de Bordeaux repartent à la hausse

Par Romain Béteille, le 12 juillet 2021

La dernière assemblée générale du Conseil Interprofessionnel des Vins de Bordeaux confirme un rebond notable des ventes, y compris à l’international, et une hausse globale en valeur de 21 % sur un an.

Bernard Farges, président du Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux (CIVB).
Bernard Farges, président du Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux (CIVB). — Photo : G.Bonnaud

Les vins de Bordeaux reprennent des couleurs. Après un bilan 2020 fortement impacté par la crise sanitaire (3,81 millions d’hectolitres vendus, -5 % par rapport à 2020) et une chute de 12 % en valeur, faisant suite à deux années elles aussi compliquées, le dernier bilan du Conseil Interprofessionnel des Vins de Bordeaux permet à Bernard Farges, son président, d’affirmer que "le pire est derrière. Rien n’est gagné mais nous respirons beaucoup mieux. Nos données de commercialisation montrent, enfin, le rebond attendu", a précisé le responsable dans son discours introductif lors de l’assemblée générale de ce lundi 12 juillet.

Les exportations vers les USA repartent

La commercialisation des vins de Bordeaux affiche en effet un rebond de 13 % sur un an, culminant à 4,2 millions d’hectolitres. C’est moins que lors d’années plus fastes (qui dépassaient les 5 millions dans les années 2010) mais tout de même suffisamment notable, notamment au niveau de la vente de bouteilles (+9 %) et de vrac (+14 %). Cette progression des sorties de la propriété est jugée "transversale" par le représentant de l’interprofession, avec des disparités en fonction des appellations : +16 % pour Côtes de Bordeaux, +20 % pour les vins du Médoc, +9 % pour les Graves ou encore +22 % pour Saint-Émilion-Pomerol.

Les exportations progressent aussi de 12 % (1,89 million d’hectolitres) "revenant à un niveau proche de celui de 2018", affirme Ann-Cécile Delavallade, directrice du service économie au CIVB. Cette tendance s’observe notamment aux États-Unis (+21 %), grâce au contexte moins tendu suite au prolongement du moratoire sur les droits de douane jusqu’en 2026, "une vraie victoire" pour la filière des vins de Bordeaux selon Bernard Farges, à qui les surtaxes ont coûté 100 millions d’euros en 2020. "On manque de containers pour subvenir au redémarrage brutal des États-Unis. C’est le signe que ça redémarre fort", se réjouit Bernard Farges.

L’export progresse aussi sensiblement en Chine (+13 %), à Hong Kong (+17 %) depuis l’accord de libre-échange de début 2020 mais aussi dans d’autres pays comme la Suisse, les Pays Bas, la Corée du Sud, le Danemark ou encore l’Irlande. Du côté de l’Union européenne aussi, la hausse est notable (+10 %). En tout, 200 000 hectolitres supplémentaires ont été commercialisés (chiffres arrêtés à fin mai 2021).

Une valeur globale en hausse

"Nous exportons une gamme plus diversifiée et plus valorisée. En 2020, nous progressions sur les tranches de prix les plus basses. Depuis début 2021, cette progression s’est étendue à l’ensemble des tranches de prix", confirme Ann-Cécile Delavallade. Conséquence directe : la valeur des vins de Bordeaux, qui avait pris du plomb dans l’aile, remonte la pente à 2,13 milliards d’euros (+21 % sur un an).

Les ressources internes du CIVB (cotisations) augmentent de 3,5 millions d’euros (+17 %) pour atteindre un budget total (subventions comprises) de 30,6 millions d’euros (+13 %). Il permettra notamment d’entamer de nouvelles dépenses (+3,1 millions d’euros), en majorité destinées au marketing (41 %) et à la communication (12 %).

Bernard Farges, président du Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux (CIVB).
Bernard Farges, président du Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux (CIVB). — Photo : G.Bonnaud

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