Bordeaux

Biotech

Les cellules souches de Treefrog Therapeutics lèvent 7 millions d’euros

Par Astrid Gouzik, le 14 mai 2019

La biotech bordelaise Treefrog Therapeutics a annoncé avoir bouclé un tour de table de plus de 7 millions d'euros. Ces fonds devraient lui permettre d'industrialiser sa technologie de production de cellules souches. 

Kevin Alessandri et Maxime Feyeux : "Notre espoir est de porter la première thérapie chez un patient d'ici 2 à 5 ans".
Kevin Alessandri et Maxime Feyeux : "Notre espoir est de porter la première thérapie chez un patient d'ici 2 à 5 ans". — Photo : Anne Cesbron/JDE

Six mois après sa création, la société bordelaise, spécialisée dans la production de cellules souches, Treefrog Therapeutics a levé 7,1 millions d’euros. Ces fonds vont lui permettre d’industrialiser sa technologie propriétaire C-Stem et de lancer des programmes de recherche en thérapie cellulaire, en interne ou via des collaborations, pour un large éventail d’applications (maladie de Huntington, maladie de Parkinson, insuffisance cardiaque, diabète, etc.), avec en ligne de mire un premier essai clinique en 2024.

Cette levée de fonds devrait également permettre aux deux cofondateurs Kevin Alessandri et Maxime Feyeux d'atteindre leur objectif : faire sortir de terre dans deux ans une unité de production de masse de cellules souches en métropole bordelaise.

Débloquer les thérapies cellulaires

La société de capital investissement Galia Gestion a rejoint comme nouvel entrant le pool d’investisseurs historiques, constitué d'Irdi Soridec, Aquiti Gestion et la SATT Aquitaine.« L’équipe est très complémentaire, et nous sommes persuadés que la technologie et le savoir-faire de TreeFrog Therapeutics vont permettre de résoudre la question de la production des cellules souches, qui bloque actuellement l’essor des thérapies cellulaires », a détaillé Jean-Michel Petit, responsable senior des investissements chez IRDI Soridec Gestion. 

« Cette levée de fonds marque la fin d’un cycle de financement, incluant des fonds d’amorçage et des financements non-dilutifs, pour un montant total avoisinant les 8 millions d’euros. Nous disposons désormais des ressources nécessaires pour atteindre nos objectifs de recherche et développement, renforcer notre équipe et sécuriser notre plan de croissance », s'est réjoui Maxime Fayeux, président et directeur scientifique de la biotech.

Kevin Alessandri et Maxime Feyeux : "Notre espoir est de porter la première thérapie chez un patient d'ici 2 à 5 ans".
Kevin Alessandri et Maxime Feyeux : "Notre espoir est de porter la première thérapie chez un patient d'ici 2 à 5 ans". — Photo : Anne Cesbron/JDE