Bordeaux

Énergie

Le vaste projet de GH2 pour produire de l’hydrogène vert sur le Port d’Ambès

Par Astrid Gouzik, le 03 mai 2021

L'entreprise GH2 va construire un site de production d'hydrogène décarboné sur le pôle pétrochimique d'Ambès. 14 000 tonnes d'hydrogène vert devraient être produites à partir de 2025, pour un usage local et pour l'export. 

Au premier plan, Jean-Frédéric Laurent (GPMB), Philippe Dorthe (GPMB) et Franck Chessé (GH2).
Au premier plan, Jean-Frédéric Laurent (GPMB), Philippe Dorthe (GPMB) et Franck Chessé (GH2). — Photo : GPMB

Les détails du projet demeurent flous tant l’environnement est concurrentiel, mais l’intention est tangible. En témoigne le contrat paraphé le 22 avril 2021 entre l’entreprise GH2 et le Grand Port Maritime de Bordeaux (GPMB), portant sur l’implantation du "plus grand projet de production et de valorisation d’hydrogène renouvelable en Nouvelle-Aquitaine". Le projet de GH2 devrait entrer en production en 2025, à Ambès, au nord de l’agglomération bordelaise, au cœur de cette plateforme industrielle dédiée à la chimie et aux hydrocarbures. "L’objectif est d’atteindre une puissance de 100 mégawatts d’électrolyse et de produire jusqu’à 14 000 tonnes d’hydrogène renouvelable par an", détaille Thierry Robustelly, directeur général de GH2.

Depuis trois ans, les cofondateurs de la holding GH2, Franck Chessé et Thierry Robustelly, planchent sur ce modèle de centrale électrochimique de production d’hydrogène et d’ammoniac, alimentée par une centrale de production d’électricité d’origine photovoltaïque. Des panneaux sont ainsi installés sur le terrain qu’occupera GH2 sur le terminal d’Ambès. La centrale sera également alimentée par des champs photovoltaïques installés ailleurs en France afin de garantir que la centrale électrochimique soit alimentée par 100 % d’électricité verte.

Faire émerger une filière sur le port

L’hydrogène "vert" ainsi produit sera ensuite fléché, en partie, vers le Port qui s’attelle de son côté à faire émerger un pôle naval spécialisé dans la conversion des bateaux à hydrogène. "Nous voulons maximiser les synergies qui pourraient exister avec des usages locaux", insiste Thierry Robustelly. Le reste de la production sera destiné à l’export. Deux éléments qui ont aiguillé les dirigeants de GH2 vers la plateforme d’Ambès. "Nous avons identifié le potentiel de la Nouvelle-Aquitaine dans le renouvelable, et le port nous offrait une ouverture à l’export sur la façade atlantique. Puis nous avons tout de suite été écoutés par la direction du Port qui affichait une volonté d’aller vers des secteurs innovants. Nous sommes sur un projet de grande échelle, dans une logique industrielle, il fallait trouver le site qui s’y prête bien sans avoir à réinventer la roue", raconte le directeur général.

Plusieurs dizaines d’emplois devraient être créées par GH2 sur le site d’Ambès, profitant d’un bassin d’emploi compétent mais positionné jusque-là sur des filières déclinantes. Les projets liés à l’hydrogène pourraient venir donner un nouveau souffle à l’activité de ce site industrio-portuaire girondin.

Le projet d’Ambès devrait ensuite servir de vitrine à la société pour développer d’autres projets en France et à l’international. L’objectif étant de faire émerger 10 fois l’équivalent du projet d’Ambès d’ici à 2025. "Nous voulons disposer d’un portefeuille de projets en Afrique, en Amérique latine et en France. Nous voudrions structurer l’équivalent d’1 gigawatt d’électrolyseurs", conclut Thierry Robustelly.

Au premier plan, Jean-Frédéric Laurent (GPMB), Philippe Dorthe (GPMB) et Franck Chessé (GH2).
Au premier plan, Jean-Frédéric Laurent (GPMB), Philippe Dorthe (GPMB) et Franck Chessé (GH2). — Photo : GPMB

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