Bordeaux

Environnement

La Maison pour Rebondir essaime son incubateur pour greentech

Par Anne Cesbron, le 10 janvier 2022

Créée en 2012 à Bordeaux par Suez, La Maison pour Rebondir poursuit son engagement en direction des entrepreneurs de l’économie circulaire. Ses dix années d’existence sont l’occasion pour ce laboratoire de l’économie sociale et solidaire de revenir sur les premiers pas de quelques pépites de la greentech néoaquitaine.

Benoit Bonello, directeur de l’innovation sociale de Suez, a fondé la première Maison pour rebondir à Bordeaux en 2012.
Benoit Bonello, directeur de l’innovation sociale de Suez, a fondé la première Maison pour rebondir à Bordeaux en 2012. — Photo : Focalize - Emmanuel Claude

La lutte contre le gaspillage alimentaire, la collecte et la valorisation de certains déchets plastiques ou textiles inspirent les entrepreneurs néo-aquitains, qui trouvent un soutien auprès de Suez Nouvelle-Aquitaine dans le cadre de sa Maison pour Rebondir, créée en 2012. Un lieu désormais installé au sein du siège de Suez Recyclage & Valorisation à Villenave-d’Ornon qui s’enorgueillit d’avoir contribué à créer plus de 700 emplois en une décennie d’existence dans le cadre de différents programmes dédiés à l’inclusion, à l’emploi et à l’entrepreneuriat.

"Il s’agit aussi de développer des synergies", explique Benoit Bonello, directeur de l’innovation sociale de Suez, fondateur du projet bordelais. "Si on veut arriver demain à Bordeaux Zéro déchet, les solutions de Suez ne suffisent pas seules. En revanche, il faut que l’on travaille en alliance avec d’autres acteurs, notamment sur le réemploi, quand Suez fait de la valorisation matière."

Travailler en co-traitance

C’est au sein de cet incubateur qui s’est spécialisé avec le temps dans les solutions greentech locales, en lien avec les métiers de Suez, qu’ont poussé des start-up qui désormais volent de leurs propres ailes. Figurent notamment Keenat, en cours de levée de fonds, qui crée des solutions sur-mesure dans le traitement des mégots et des masques, et Expliceat, qui propose une solution permettant de transformer les surplus de pain en farine réutilisable. C’est également le cas de Neoless, spécialisée dans le recyclage de capsules de café, qui a intégré l’incubateur Technowest, grâce à l’appui de Suez, pour installer son usine de préfiguration sur le site de Blanquefort.

"Avec notre vision des besoins du territoire et de ses acteurs, on peut aussi intégrer un volet social plus fort dans le cadre des appels d’offres auxquels on répond. Sur le marché de la propreté urbaine de Bordeaux, nous y sommes allés en co-traitance notamment avec le programme TAPAJ (pour Travail alternatif payé à la journée, NDLR), qui propose aux jeunes SDF une alternative à la manche, à savoir des journées de travail sur des chantiers de désherbage. Cette initiative est également proposée à Dijon et Créteil", précise Benoit Bonello, citant les entreprises L'Atelier Remuménage et Ecomégots, également concernées par un groupement d’entreprises.

En 2022, Suez souhaite incuber 20 nouvelles structures néo-aquitaines dans le programme d’accompagnement des entrepreneurs de l’économie circulaire. Après Clichy (Hauts-de-Seine), Lyon, Montgeron ( Essonne), le dispositif essaime dans le grand Sud-Ouest, à Montpellier et Montauban où deux lieux sont sur le point d’ouvrir leurs portes, au printemps 2022.

Benoit Bonello, directeur de l’innovation sociale de Suez, a fondé la première Maison pour rebondir à Bordeaux en 2012.
Benoit Bonello, directeur de l’innovation sociale de Suez, a fondé la première Maison pour rebondir à Bordeaux en 2012. — Photo : Focalize - Emmanuel Claude

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