Gironde

BTP

Comment IGC veut rendre ses constructions plus "vertes"

Par Cyrille Pitois, le 29 mai 2019

40 ans d’existence et plus de 35 000 maisons différentes surtout , c’est la ligne droite du succès du groupe IGC qui commence à se saisir du sujet des exigences environnementales.

Jacques Dufort, président du groupe girondin de construction de maisons IGC.
IGC est une enseigne commerciale qui vient du nom d’origine Immo Gironde Contruction, abandonné aujourd’hui. — Photo : IGC

Depuis sa création en 1979 à Beychac-et-Caillau en Gironde, le groupe IGC (300 salariés, 200 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2018) a construit 35 000 maisons individuelles, essentiellement en Nouvelle-Aquitaine mais aussi dans le grand Sud-Ouest.

La clé du succès ? Proposer des maisons toutes différentes, en fonction des aspirations de chaque candidat à l’accession à la propriété. « Il n’y a pas de récurrence, » reconnaît Jacques Dufort, président du groupe. « Nous avons quelques clients pour qui nous avons construit jusqu’à cinq ou six maisons, mais ce n’est pas la règle générale. » Dans un cas sur deux, le constructeur apporte même une réponse très globale, puisqu’il fournit aussi le terrain. « Nous pouvons le faire grâce à un travail de fond régulier auprès des mairies, des notaires et parce que nous sommes toujours à l’affût des opérations de division. »

L’étalement urbain en question

Car la cote d’amour de la maison individuelle ne faiblit pas dans le cœur des ménages. « 84 % des Français en rêvent toujours. Pourtant, nous sommes les mal-aimés des politiques, qui nous font porter la responsabilité de l’étalement urbain. Mais on ne construit que là où nous y sommes autorisés ! », rappelle Jacques Dufort. « Nos concitoyens ont des besoins. Comment un couple avec un budget de 250 000 euros qui souhaite un peu de terrain peut-il faire autrement que sortir de Bordeaux ? »

Le patron d'IGC refuse donc la critique et s’étonne même parfois de la réaction des collectivités : « À Caudéran (un quartier de Bordeaux, NDLR), nous avons demandé un permis de 5 lots sur 400 m2. Nous avons essuyé un refus au motif que les lots seraient trop petits. »

Pas de quoi décourager l’entreprise qui travaille aussi sur la fourniture d’offres complémentaires, comme le déploiement de la fibre pour proposer des connexions Internet performantes et donc favoriser le travail à domicile et ainsi limiter les déplacements.

Des constructions plus responsables

Car IGC veut prendre le virage des préoccupations environnementales. Depuis la mise en œuvre de la réglementation thermique de 2012, l’entreprise poursuit ses innovations en travaillant sur l’absorption des composants volatils et l’assainissement de l’air ambiant. Par exemple, l’utilisation de plaques de plâtre dépolluantes sur les murs des chambres permet de diviser par cinq l’impact de certaines pollutions par les solvants contenus dans les meubles.

IGC agit aussi sur sa chaîne d’approvisionnement. Face à la pénurie d’agrégats béton, il développe une filière de réutilisation des matériaux issus des démolitions. Et choisit ses fournisseurs en fonction d’un critère prépondérant : « le plus près du chantier pour limiter le transport ! »

IGC est détenu par la Société anonyme Coopérative d’intérêt collectif pour l’accession à la propriété (Sacicap) de Gironde. Les dividendes sont réinvestis dans des missions sociales en lien avec le logement.

Jacques Dufort, président du groupe girondin de construction de maisons IGC.
IGC est une enseigne commerciale qui vient du nom d’origine Immo Gironde Contruction, abandonné aujourd’hui. — Photo : IGC

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