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e-commerce

Un Coq dans le Transat surfe sur la vague du made in France

Par Gilles Cayuela, le 24 novembre 2020

Créé en 2016 par deux entrepreneurs stéphanois, le site marchand lyonnais Un Coq dans le Transat a vu son chiffre d’affaires exploser avec la crise sanitaire. Un succès qui vient récompenser la stratégie de développement de ces deux amis d’enfance, fervents défenseurs du "fabriqué en France".

Maxence Chabanne (à gauche) s'est associé à son ami d'enfance Pierre Joubert pour fonder en 2016 Un Coq dans le Transat.
Maxence Chabanne (à gauche) s'est associé à son ami d'enfance Pierre Joubert pour fonder en 2016 Un Coq dans le Transat. — Photo : DR

Amis d’enfance et tous deux attachés à la fabrication française, les Stéphanois Pierre Joubert et Maxence Chabanne (dirigeant du sous-traitant de pièces en fil métallique Chabanne Industrie à Saint-Galmier dans la Loire) ont lancé en 2016 le site Un Coq dans le Transat. Spécialisé dans la vente en ligne de produits pour l’univers de la maison et du jardin, Un Coq dans le Transat a la particularité de ne proposer aux internautes que des produits 100 % made in France livrés directement depuis l’usine où ils sont fabriqués "pour limiter l’impact environnemental", justifie Pierre Joubert.

Un choix de cœur qui, avec la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19, s’avère être aujourd’hui un pari gagnant pour la TPE basée à Lyon (3 salariés). "Le Covid nous a fait gagner +20 % de croissance. Nous avions prévu de faire 900 000 euros de chiffre d’affaires pour notre quatrième exercice. Finalement, nous allons faire 1,2 million d’euros contre 400 000 euros l’an passé", confie le dirigeant.

Cap sur les pays francophones

Si avec le premier confinement, les consommateurs se sont reportés massivement sur la vente en ligne, c’est bien le positionnement "fabriqué en France" qui semble avoir fait la différence. "Avec la crise sanitaire, les clients ont pris conscience de l’importance de consommer local pour préserver les emplois et les industries. Et notre positionnement de défenseur de la qualité et du savoir-faire français a plu", analyse Pierre Joubert.

Convaincus que "le made in France n’est aujourd’hui plus une tendance mais une nécessité économique", les deux associés entendent bien poursuivre leur belle aventure en exportant dès 2021 le savoir-faire français. "Pour l’instant, nous livrons seulement en France mais nous avons pour projet de nous ouvrir aux pays francophones limitrophes. Pour un fabriquant lillois, livrer en Belgique ou au Luxembourg, cela a du sens", argumente Pierre Joubert.

Histoire d’étoffer son catalogue, qui compte plus de 5 000 références et 100 marques, Un Coq dans le Transat prévoit aussi d’ouvrir au premier trimestre 2021 une gamme complète de consommables "de tous les jours comme le dentifrice ou le papier toilette".

Vers une ouverture de capital ?

Pour continuer à grandir, la TPE lyonnaise entend surtout se professionnaliser. Pour ce faire, Pierre Joubert et Maxence Chabanne se sont mis en quête d’un partenaire, expert de l’e-commerce. "Nous ne sommes pas contre une ouverture de capital mais pas pour lever des fonds. Nous avons la chance d’avoir un BFR (besoin en fonds de roulement, NDLR) négatif. Nous n’avons donc pas besoin de millions d’euros pour financer notre développement. En revanche nous avons besoin d’une expertise pour passer du statut de bon artisan à professionnel de l’e-commerce", conclut Pierre Joubert.

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