Auvergne Rhône-Alpes

International

Tribune Trois clés pour internationaliser son activité

Par Germain Michou-Tonning, directeur des partenariats chez Qonto, le 08 juin 2022

Si l'internationalisation est un défi à portée de toutes les entreprises ou presque, sa réussite dépend de son degré de préparation. Dans le respect de quelques règles fondamentales. 

Germain Michou-Tonning, directeur des partenariats chez Qonto.
Germain Michou-Tonning, directeur des partenariats chez Qonto. — Photo : Gaëlle Daireaux

Le temps où l'internationalisation était réservée aux grandes entreprises est révolu. Aujourd'hui, de plus en plus de PME et ETI projettent de se développer à l'étranger pour élargir leur marché et conquérir une nouvelle clientèle. Seulement voilà, le chemin pour internationaliser son activité est parfois semé d'embûches. Pour les contourner, revenons en détail sur les trois clés à connaître pour bien s'exporter.

D'abord il s'agit de trouver le bon partenaire. Partir à l'étranger est avant tout une affaire de contacts. Il peut être difficile de s'implanter dans un nouveau pays seul(e) sans disposer d'un réseau de confiance. C'est pourquoi des dispositifs se mettent en place dans certaines régions pour favoriser la collaboration entre des partenaires localisés à l'étranger et les entrepreneur(e)s. C'est notamment le cas en Auvergne-Rhône-Alpes où la CPME a créé une plateforme digitale ("Take-Off") dans le but de connecter les entreprises à des experts stratégiques, en France et à l'étranger. 

Bien choisir son pays

Le rêve américain a beau être très répandu, l'international est aussi une question d'opportunités. Avant de se lancer, il est donc important d'analyser les différents marchés et leurs écosystèmes afin d'identifier les pays ayant le plus gros potentiel. Ceci exige une étude approfondie pour bien cerner les marchés cibles, la concurrence et les acteurs clés du marché. 

Il faut aussi veiller à avoir un capital bien structuré avant de partir. C'est essentiel pour pouvoir lever les fonds nécessaires le moment venu. En effet, la principale problématique des entrepreneur(e)s à l'étranger demeure l'argent. 

S'appuyer sur les dispositifs existants

Il existe de nombreuses initiatives d'aide à l'internationalisation, mais elles sont malheureusement souvent méconnues des entrepreneur(e)s. Parmi elles, nous pouvons notamment citer : le dispositif "Erasmus Entrepreneurs" qui facilite les échanges entre entrepreneur(e)s européen(ne) ; mais aussi les programmes "EIC Accelerator" et "Fast Track to Innovation" pilotés par la Commission européenne ; ou encore les formules d'accompagnement de Business France.

D'autres programmes sont développés à l'échelle régionale, tels que "Quatre moteurs pour l'Europe" qui réunit l'Auvergne-Rhône-Alpes, le Bade-Wurtemberg, la Catalogne et la Lombardie. Cette initiative vise à encourager l'entraide et donner une dimension internationale aux projets des quatre territoires, notamment en facilitant les implantations.

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