Lyon

Ressources humaines

Tilkee mise sur la transparence et la confiance pour attirer (et garder) des talents

Par Audrey Henrion, le 07 juin 2018

Pour maintenir sa croissance et attirer des nouveau collaborateurs Tilkee mise sur la transparence des rapports managériaux. De l’entretien de recrutement jusqu’au départ de la société. Une méthode qui participe au succès de cette start-up en hypercroissance.

Dirigeant et fondateur de Tilkee, Sylvain Tillon a mis en place quelques principes inspirés de l’entreprise libérée.
Dirigeant et fondateur de Tilkee, Sylvain Tillon a mis en place quelques principes inspirés de l’entreprise libérée. — Photo : Laurent Doumergue

Il était de son propre aveu « un élève absent, un collaborateur difficile ». Alors quand, à 20 ans, Sylvain Tillon créé sa première « boite », il se promet de bâtir une entreprise « où il aimerait travailler ». Sur ce principe sont organisées ses trois entreprises. Lucyf'Hair (bijoux pour cheveux) créée en 2003, liquidée en 2009, l’agence de conseil en pédagogie Sydo née en 2009 et dont il a transmis les rênes. Enfin la petite dernière, Tilkee (logiciel SaaS pour suivre ses propositions commerciales) fondée en 2012, passée de 12 à 24 collaborateurs en un an (CA 2017 : 800K€). Sylvain Tillon, en charge du recrutement, du marketing et de la communication en a fait une sorte de laboratoire managérial.

Ici, pas de table de ping-pong ou de baby-foot. Mais quelques principes inspirés de l’entreprise libérée reposant sur l’idée de faire confiance, et de jouer la transparence. Lesquels s’appliquent dès l’entretien d’embauche. « Quand on recrute, on organise un contre-entretien, en listant tout ce qui peut déranger le candidat ». Absence de tickets restaurants, pas d’espace de travail personnel, pas ou peu de télétravail, « obligation » de participer à des événements extra-professionnels (un pot après le travail une fois par semaine, des déjeuners en équipes). Ou encore absence de « chefs », impliquant une bonne autonomie et le sens de l’initiative. Même le départ du candidat est abordé : « via une rupture conventionnelle sans négociation ». 

Lister ce qui coince

L’entreprise se veut aussi participative. Un commercial se joint systématiquement au recrutement de ses futurs collègues. « Normal, ils partagent leurs commissions » signale le dirigeant qui par ce biais recrute des personnalités qui apprécient le travail collaboratif.  Chez Tilkee, pas de place pour la guerre des egos. D’ailleurs, la transparence sur les salaires participe à cette cohésion. « On veut aller plus loin et se doter d’une grille d’évolution des salaires sur des bases tangibles : le bilinguisme, l’acquisition d’un nouveau langage informatique, l’ancienneté … »

Plus classique, les deux séminaires annuels, pour inventer des idées de produits, d’évolution d’organisation… mais aussi lister ce qui coince. « Un moment pas toujours agréable, admet Sylvain Tillon, mais qui fait avancer ». Il en veut pour preuve le flux continue des candidatures entrantes. Et en 15 ans d’entrepreneuriat, et quelque 60 collaborateurs, pas un seul procès aux prud’hommes.  

Dirigeant et fondateur de Tilkee, Sylvain Tillon a mis en place quelques principes inspirés de l’entreprise libérée.
Dirigeant et fondateur de Tilkee, Sylvain Tillon a mis en place quelques principes inspirés de l’entreprise libérée. — Photo : Laurent Doumergue

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