Lyon

Énergie

Symbio pousse 4 millions d'euros pour former aux métiers de l'hydrogène

Par Pierre Lelièvre, le 23 décembre 2021

<p>Le concepteur et fabricant lyonnais de la pile à combustible pour la mobilité hydrogène Symbio a pris le pli d’investir 4 millions d’euros dans une académie pour former ses collaborateurs et futurs talents aux spécificités de la mobilité hydrogène.</p>

Symbio, qui conçoit des kits de piles à hydrogène, recrute 250 salariés par an et doit former de nouveaux talents aux métiers de la filière.
Symbio, qui conçoit des kits de piles à hydrogène, recrute 250 salariés par an et doit former de nouveaux talents aux métiers de la filière. — Photo : Symbio

Avec des besoins en main-d’œuvre conséquents et des enjeux de maintien en compétences qui le sont tout autant, Symbio emploie les grands moyens. La coentreprise de Michelin et Faurecia sur l’hydrogène, spécialiste de la pile à hydrogène, a lancé en avril 2021, avec un consortium d’acteurs académiques (Mines Paris Tech, Ecam, Ineris…), de structures métiers (CARA, Tennerdis, Aderly…) et d’industriels, la Symbio Hydrogen Academy, un dispositif de formation inédit dans la filière pour former 300 personnes par an aux métiers de l’hydrogène et maintenir en compétences ses talents. "La filière accélère très rapidement depuis 2 ans et le système académique est plus lent à s’adapter, bien qu’il soit conscient de nos enjeux", assure Rachid Lamchachti, DRH du groupe. De 42 personnes en 2019, Symbio compte aujourd’hui 400 salariés. "Dans deux ans, nous serons un millier, soit 250 recrutements par an, assure-t-il. Si Symbio veut devenir leader du marché, il doit à la fois maintenir en compétences ses collaborateurs et former de nouveaux talents aux spécificités de l’hydrogène."

Avec un investissement de 4 millions d’euros sur trois ans fléchés sur cette académie (dont 2 millions d’euros sont financés par la Région dans le cadre du PIA 3), Symbio se donne les moyens aussi d’adapter en permanence les compétences de ses salariés "pour garder une longueur d’avance, être compétitif" et préparer "ceux qui arriveront sur le marché de l’emploi dans 3 à 5 ans". Avec aussi, l’enjeu de fidéliser ces nouveaux formés à l’entreprise, bien que l’académie s’adresse également aux chercheurs et partenaires industriels de la filière.

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